Trois semaines sans facebook, ça donne quoi ?

J’ai quitté facebook : le bilan !

Quelques nouvelles de mon « sevrage » facebook. Contrairement aux fois précédentes (ce n’est pas la première fois que « j’arrête facebook »), je n’ai ressenti aucun manque. Pourquoi ? Peut-être parce qu’au niveau relationnel, entre les réflexions des uns et des autres et les posts futiles quotidiens, la coupe était tout simplement plus que pleine… Je trouvais que mon compte facebook, ces derniers temps, devenait un vaste souk mais aussi une foire d’empoigne… A force d’accepter des amis d’amis d’amis et des gens que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam, tout ce mik-mak devenait ultra-virtuel mais aussi carrément frustrant. Le jugement avait pris le pas sur le plaisir des retrouvailles avec les vrais amis d’avant. Ce « big mess » devenait aussi chronophage. Et comme je suis en train de monter ma nouvelle activité, entre la vie de famille, mon nouveau travail, mes passions (écriture, musique), il me fallait supprimer certaines activités. On peut « tout faire » mais le superficiel doit être éradiqué à la base sous peine d’épuisement…

Première impression

Avec tout ce que j’ai entrepris actuellement : la création de mon entreprise dans le secteur thérapeutique, mon nouveau livre à peaufiner (vaste chantier) et à éditer, mon nouveau disque à enregistrer (car même si je reprends un emploi plus régulier, je continue la musique et je souhaite terminer ce projet) ma première impression suivant la suppression de mon compte a été celle-ci : je me suis ôtée toute seule une belle écharde du pied. Déjà je ne suis plus confrontée – chaque matin – aux problèmes et aux projets des autres et cela me convient bien.

Seconde impression

Ensuite, je ne me fais plus des réflexions du genre : « Bah ça alors, c’est l’hôpital qui se fout de la charité »en lisant certains commentaires  ou encore : « ça lui va bien de dire ça à lui qui fait tout l’inverse ! « … Parce que sur facebook, les gens énoncent souvent des contre-vérités horripilantes. Ex: la copine dont la cuisine est toujours infecte qui photographie des bons petits plat… Celle qui est archi-intolérante qui partage des articles sur la Tolérance ou encore celui qui passe tout son temps libre à s’amuser qui veut te faire croire qu’il travaille très dur chaque jour… Donc en éliminant facebook j’ai éliminé,chez moi, une certaine forme de « réactance »(résistance individuelle à un principe, non mêlée de méfiance et de rancoeur pour être précise).

Une liberté d’action

Donc voilà, en trois semaines, je m’estime définitivement sevrée (si, si, je vous assure !) Les seuls posts qui me manquent sont les photos publiées par mes petits cousins. Et chose étonnante, j’ai remarqué que plus les gens autour de moi me parlaient de facebook : « T’as vu sur facebook ? » –> « Euh, non, je n’ai rien vu du tout parce que je n’y suis plus, ça fait 10 fois que je te le dis ! » ou encore « Mince, ça me manque de ne plus voir tout ce que tu fais ! » (no comment…), moins j’ai envie de m’y remettre et plus j’apprécie ma liberté retrouvée, ma liberté d’action et de mouvement ! J’ai ce sentiment un peu planant que « ça en enquiquine certains » que je sois désormais « hors contrôle » et que je « fasse les choses derrière leur dos » donc ça ajoute à ma… joie ! Attention, ce n’est qu’une sensation. Je sais bien que la vérité est probablement tout autre. Je ne parle ici que de mon ressenti et non d’une réalité objective… Je suis caustique ? C’est certainement ceux qui s’octroyaient la liberté de l’être régulièrement avec moi qui le penseront… Pour ma part, c’est juste de la spontanéité bien placée.

« Seuls ceux qui voudront savoir sauront… »

Liberté. Le mot n’est pas trop fort. Car c’est bien de Liberté qu’il s’agit. Pouvoir évoluer dans la vraie vie sans « montrer » tout ce que l’on fait aux autres, pouvoir penser librement « Je vote pour untel » sans s’attendre à des tas de réactions en chaine de la part des bobos trublions de service, pouvoir avancer ses petits projets artistiques et ses grands projets professionnels sans « plein de monde » autour de soi, et, par dessus tout, avoir cette incroyable certitude que « seuls ceux qui voudront savoir sauront désormais »… et que toute curiosité mal placée mérite recherches…

Cette propension au « bon » conseil…

Il y a autre chose à laquelle je ne regrette pas d’avoir mis fin : cette espèce de propension de l’autre à vouloir te « conseiller ». Alors ok, certains peuvent être sincères mais franchement d’autres t’offrent volontairement des conseils qui te mèneraient droit à ta perte si tu les écoutais ! Est-ce conscient ou inconscient ? Est-ce une forme de sadisme camouflé en altruisme (ça a le goût de l’altruisme, ça a la couleur de l’altruisme mais au fond c’est de la perversion narcissique…) ou le process est-il absolument inconscient ? Qui n’a jamais conseillé à une bonne copine de se couper les cheveux et de les teindre en rouge afin qu’elle soit ridicule ?

Les copines militantes …

Et puis le pire c’était les copines militantes. Celles qui pensent que de montrer leurs nichons en place publique va changer le monde, celles qui croient que les manifestations sont à même de résoudre quelque chose. Pensez bien que si le droit de manifester pouvait résoudre les conflits on ne nous l’aurait pas donné ! Et cette culpabilisation si tu préfères te défiler et rester au lit plutôt que d’aller défiler justement… Sans facebook, la culpabilisation est moindre et ne m’atteindra pas !

Encore un point agaçant

C’est souvent ceux qui veulent tout savoir des autres qui protègent savamment leur petite vie privée. Ils savent tout de vous mais les concernant ne laissent rien fuiter… Chez moi c’est donnant-donnant, si tu ne dis rien de toi, je ne dirai rien de moi tu vois ! ^^

Ne pas tout livrer de sa vie

Bah oui, parce que – finalement – les gens qui veulent savoir ce que vous faites y arriveront toujours… Dans mon cas précis, ils n’ont qu’a consulter ce blog (dont les visites ont doublé depuis que j’ai fermé mon compte facebook) ou taper mon nom dans Google. Mais comme j’utilise désormais mon nom d’épouse qui est on ne peut plus répandu, c’est certain qu’ils ne sauront pas tout de ma vie… Maline, hein ?

Ce que je fais de mon nouveau temps libre

Je passe plus de temps avec mes enfants et avec mon mari.

On fait davantage de sorties Nature ensemble.

Je range ma maison façon Marie Kondo.

Je monte ma nouvelle activité free lance (j’ai du changer mon code APE, m’acheter une plaque pour la porte, faire imprimer mes plaquettes, suivre une nouvelle formation sur les thérapies brèves etc.) qui démarre officiellement lundi.

Je démarche des clients potentiels ce qui me prend du temps.

Je travaille (encore et toujours, c’est une histoire sans fin) sur mes musiques.

J’accepte davantage de livres à chroniquer pour le blog car j’ai plus de temps pour lire du coup la maison ressemble de nouveau à une librairie et j’apprécie toutes ces nouveautés qu’on m’offre.

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Et les relations ?

Depuis plusieurs mois, je fais partie d’un réseau américain de Doers (entendez par là : ceux qui osent FAIRE). Je compose pour certains pendant qu’eux écrivent pour moi ou réalisent les travaux d’infographie de mes livres. C’est un échange bilingue qui ne fait pas de mal à ma pratique de l’anglais et qui ne coûte rien. Échange de bons procédés. La monnaie d’échange y est dérisoire (quelques euros pour un logo) et beaucoup critiquent ce genre de nouvelles communautés qui s’affranchissent gentiment du snobisme en donnant une valeur moindre à ce que certains créatifs entendent vendre très cher de visu (le prix de leur ego est compris dedans bien-sûr).

Addict aux projets artistiques et littéraires

Mais au fond, cela permet de communiquer, d’avancer quand on n’a pas les moyens financiers qui vont avec les grands projets. C’est ainsi que j’ai connu les 3 nouveaux chroniqueurs de ce blog dont vous découvrirez les articles prochainement. Ce réseau ne développe pas l’addiction au réseau à proprement parler mais plutôt à la créativité et aux projets. Mais je n’ai jamais eu besoin de ça pour créer car je suis hyper productive niveau créativité. Cela est une composante de ma personnalité. Et ceux qui disent : « Tu vois pas que tu en fais trop ? » ne me connaissent visiblement pas du tout !

Des changements

Avec ma nouvelle activité thérapeutique, le blog ne se gérera pas tout seul… Mais comme c’est un projet initié il y a 7 ans, je suis curieuse de voir comment il va survivre à tous ces changements et évoluer. Ce sera la surprise ! J’ai reçu pas mal de commentaires ces derniers temps qui disaient en gros : « Où est passé mon blog de beauté préféré ? » A 40 ans, je n’ai plus forcément envie de bloguer comme je l’ai fait ces 10 dernières années en différents lieux de la toile. Il y a des blogs Mode et Beauté très complets partout. J’entends offrir un peu plus que cela et me diriger tranquillement vers un nouveau contenu axé Humeurs et Lifestyle. Mon départ de facebook me permet d’avoir un peu plus de recul sur ce que je veux pour ce blog.

Plus de rebondissements pour l’autre

En parlant de surprise ce qui me plait c’est que depuis que je n’ai plus de compte facebook il y a enfin des rebondissements pour les autres ! Ils découvrent eux-mêmes ce que je réalise (et c’est justement aussi ce qui les gonflait un peu : « Ah ça y est, l’artiste nous propose ENCORE un livre ou ENCORE un disque ou ENCORE un single, et c’est ce qui les rendait un peu « caustiques »). Car à force d’annoncer ce qu’on va faire, lorsque le projet fini déboule il n’y a plus d’engouement réel…

Mettre l’autre au pied du mur plutôt que d’anticiper

Bref, je préfère mettre les autres « au pied du mur » que d’annoncer qu’un mur se présentera bientôt en face… Je trouve cela plus intéressant pour moi et pour eux. Et surtout cela ne donne pas aux gens l’illusion qu’ils peuvent avoir une emprise sur ce que vous faites. Cela les désengage de vos activités personnelles et c’est plutôt sain selon moi. Enfin, quitter facebook nous a offert un nouveau jardin secret niveau couple et niveau famille. Et c’est vraiment plaisant.

Approbation ni souhaitée, ni requise

En conclusion, j’ai (enfin) compris que participer à facebook était prendre part au « mensonge du siècle » et offrir aux autres l’illusion qu’ils avaient un mot à dire sur ma vie. Ce qui allait fort mal avec mon proverbe favori : « Approbation ni souhaitée, ni requise »… qui est prévaut sur tout le reste encore aujourd’hui !

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2 Comments

  1. Bonsoir,

    J’ai également quitté Facebook, il a 4 mois et cela fait un bien fou.
    J’ai recommencé à reprends mes projets (qui étaient dans un carton) et me redonner vie. c’est vrai que j’aimerai voir de temps en temps ce qu’il se passe de l’autre côté de la barrière, mais je ne tente pas le diable. En tout cas, on voit que les amis (que l’on croit avoir) sur Facebook, lorsque j’y étais, discutez plus ou moins avec moi. depuis que je ne suis plus sur Facebook, là on voit qu’on a plus d’amis (pas un coup de téléphone, SMS,…).
    Pour moi, Facebook n’est pas vraiment un réseau social de ce qu’ai vu, plutôt à celui qui aura le plus de « j’aime ».

  2. Bonjour Olivier,
    Oui il y a une part de narcissisme importante dans certains réseaux sociaux et je crois que facebook est le pire. C’est un peu la course à qui voyagera le plus, qui sera le plus beau sur les photos, qui montrera la meilleure famille alors qu’on sait très bien qu’au fond tout le monde doit dealer avec ses soucis quotidiens et que l’apparence n’est que le côté visible de l’iceberg. Félicitations en tout cas pour ce sevrage facebook ! Bonne continuation pour vos projets qui eux sont concrets et non virtuels.

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