Andrew Farstar : Une reprise Smooth Jazz à découvrir d’urgence !

Encore une belle rencontre musicale cette semaine puisque j’ai eu le privilège d’interviewer, pour le blog, un chanteur que vous connaissez probablement : Andrew FARSTAR. Andrew Farstar, voici une vraie personnalité avec une sensibilité artistique exacerbée et une image particulièrement soignée. S’il comprend et vit la musique plus qu’aucun chanteur ne saurait le faire, c’est peut-être parce qu’il est devenu aveugle il y a quelques années, une tragédie qui l’a cependant poussé davantage encore vers la musique… Challengé par le destin encore une fois, il revient en force avec un super cover, au son et au clip très abouti, fruit de ses pérégrinations mentales.

Un côté romantique

Andrew FARSTAR, de son ancien nom d’artiste « Andrew V. John », nous vient d’Australie. Sa voix douce et pénétrante lui confère ce côté romantique, clean et suave qu’avaient nos idoles des années 90, ceux de la Côte Ouest des USA…  Né en Asie, Andrew Farstar est venu à la musique très jeune, dans l’enfance. La musique, c’était son moyen de voyager, d’imaginer, de créer sans ce sens, la vue, que la vie lui a ôtée. Très tôt, il se met au piano et à l’orgue qu’il joue tous deux à l’oreille. Il faut dire que l’homme vient d’une famille de musiciens. Il se souvient de son enfance : « Mon père jouait du violon dans un groupe local ce qui a contribué à mon voyage musical, sans aucun doute ».

La reconnaissance de la scène Indie

Andrew Farstar est l’exemple même de l’artiste indépendant et autoproduit qui mène son bonhomme de chemin et gère sa carrière sans trop regarder dans le rétroviseur… Il est présent sur toutes les plateformes de streaming existantes, son nouvel EP est dans les bacs, il répond chaque semaine aux interviews de magazines Indies, de bloggers professionnels spécialisés dans la musique et est diffusé sur la plupart des radios Indies australiennes et américaines. A force de travail et de créativité, de renouvellement permanent, il a su se construire un réseau de fans à travers le monde. Je suis, perso, toujours admirative de ce genre de ténacité qui s’effectue aussi en toute simplicité puisque l’homme est calme, tranquille et « donne » de lui-même, de l’âme, à son travail musical. Andrew est passé dans deux blogs majeurs animant la scène Indie aux USA et dans le monde entier : No Depression et Skope Magazine. Une belle performance !

Coupe au bol et lunettes futuristes

Avec 3 EPs et 2 singles produits au compteur, il a sorti son album éponyme début 2017. Mais comme l’artiste ne sait vivre sans création il a ensuite sorti plusieurs singles… Créer pour vivre, vivre pour créer, créer pour se souvenir, c’est aussi le dada de ce jeune homme aux traits asiatiques et à la coupe au bol très 90’s qui cache son regard derrière de grosses lunettes futuristes. Un brin de nostalgie qui colle parfaitement à son sujet… Se souvenir, faire revivre, voici le sujet de sa nouvelle production : la reprise de la célèbre chanson « When you look into my eyes » de Jay Graydon et Joseph Williams qui en furent les interprètes originaux.
Rappelez vous de ce hit de l’été 1993 qui a bercé Los Angeles et le monde entier sur les ondes, presque en boucle… C’était à la base de la vraie pop-rock mais la reprise Smooth Jazz de Farstar la revisite de façon très californienne à mi-chemin entre un slow de Toto et de Paul Young. Mais pourquoi une reprise des années 90 quand la plupart des covers présents sur la toile sont des remakes de chanson à peine sorties de leur cocon ? « When you look into my eyes est l’une de mes chansons préférées. Je l’ai écoutée en tous temps. C’était aussi mon rêve d’en faire une vraie reprise à la hauteur de l’original? Alors oui, c’est mon rêve qui prend forme. Et j’ai travaillé avec des gens plein de talents pour en arriver là. C’est une fierté pour moi d’avoir décloisonné mon travail de cette façon. Nous avons eu des milliers de vues de la vidéo et je pense qu’on peut être fiers » explique Farstar.

Focus sur un titre jazzy et aérien

Personnellement, j’ai vraiment apprécié cette reprise. Et le clip. On y retrouve tout ce qui anime un artiste comme Andrew Farstar : des scènes simples avec une belle lumière, des couples qui se téléphonent, s’écrivent, mènent des relations à distance en rêvant enfin de boucler leur valise et de traverser les États-Unis pour se rencontrer de visu. Moi, perso, le romantisme californien m’a toujours fait positivement frémir. Ce genre de longue ballade romantique à la mélodie efficace et bien menée me rappelle mes road trip des jeunesse sur les routes californiennes, c’est de l’évasion pure, autant que peut l’être un appel au voyage, une invitation à la liberté… Et même mon bébé a apprécié cette reprise, s’endormant sur mon épaule le sourire aux lèvres. Et si c’était cela la véritable réussite musicale ? Pouvoir toucher les plus petits d’entre nous, savoir insuffler du rêve, du voyage, de l’ évasion positive, des ondes harmonieuses, tout simplement ? Pari réussi pour Andrew Farstar.

 Du Smooth Jazz pour panser les plaies …

Je ne peux clôturer cette revue sans vous parler de la couleur Smooth Jazz de cette reprise très réussie : du piano, de la guitare électrique, des envolées de voix propres et nettes mais soyeuses. Et cette ambiance estivale qu’on ne peut renier… Tout pour faire un bon tube. Farstar a été touché par des pertes conséquentes ces dernières années. Après avoir perdu son beau-frère et l’une de ses meilleures amies du cancer, il est revenu naturellement à la création musicale, comme un exutoire mais surtout comme un moyen d’affronter le deuil, l’absence et le vide laissé par la perte de ces êtres fondateurs de son âme. « J’ai été musicien d’église lorsque j’étais plus jeune. J’ai décidé de m’élever au dessus de ces tragédies afin de continuer et de répondre à mon appel musical ».
Ainsi, sa reprise nous parle d’amour perdu, de séparation, de ce qui manque à nos vies lorsque l’être aimé s’en va. De la différence entre la franchise d’un regard et le fantasme. Des souvenirs, clichés brisés mais l’espoir, finalement… C’est ce que je retiendrai de la chanson de Farstar et de cette rencontre : la sérénité du travail bien accompli même dans le deuil et cette capacité à surmonter le pire à travers la création musicale.
Bref, il vous faut écouter tout simplement, et revenir par ici nous dire ce que vous en avez pensé !
Article sponsorisé. Musique reçue et chroniquée à la rédaction.
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