Auteur-chanteuse-bloggeuse : organisation !

Auteur-chanteuse-bloggeuse pour leblogdeceline.com

Cela fait maintenant 2 ans que je ne me consacre plus qu’à l’écriture de mes livres, la composition de mes chansons (et par conséquent la production de mes disques) et mes blogs (les 2 principaux! celui-ci et Chercheurs de bonheur). Auparavant, il m’arrivait d’avoir un travail fixe à côté, à temps partiel (journaliste pour quelques magazines ou professeur de danses actuelles). Aujourd’hui je ne m’occupe plus que de ma musique et de mes livres, professionnellement parlant.  La production d’ouvrages comme de CD demande de la promotion et de la communication. Tout cela requiert une sacrée organisation même si je ne distingue – pour ainsi dire – pas mes passions de mon travail!

Un peu de restriction mais plus de job alimentaire …

J’ai remarqué qu’en ayant un emploi alimentaire à côté, mon travail artistique n’avançait pas et que cela ne me donnait pas l’opportunité de vraiment me professionnaliser, ni dans l’un, ni dans l’autre. C’est pourquoi, même en gagnant moins, j’ai préféré abandonner le job alimentaire, me restreindre un peu mais ne plus vivre que de mon « art ». C’est un choix de vie qui est assez critiqué en général (sauf par ma propre famille qui y trouve des avantages : présence à la maison, maison bien rangée, repas équilibrés, vie de famille « prise en main » et non en friches) mais ce qui est bien sur cette terre c’est que « Chacun fait, fait, fait, ce qui lui plait, plait, plait » comme dit la chanson. J’ai connu des fonctionnaires tentant désespérément de tenir et leur emploi et une activité artistique sérieuse… Ils ont tous fini par abandonner et en sont ressortis très frustrés. Difficile de se dire « Musicien », « Producteur », « Styliste » lorsque pour tout le monde on est « bibliothécaire », « prof » ou « hôtesse de l’air »… La crédibilité dans le milieu artistique, ça compte autant que le talent comme la présence, nécessairement pérenne et accrue au fil des ans.

Un choix de vie et une vraie décision qui doit se prendre

D’ailleurs la plupart de mes amis artistes ayant suivi ce chemin semblent m’en vouloir d’avoir choisi de travailler la musique et l’écriture à plein temps. Je résume cela ainsi : soit on a sécurité financière soit on se lance avec les risques que ça comporte sans filet de sécurité, ils ont fait le premier choix, j’ai fait le second car je ne voyais pas salariée éternellement. Étant dans le milieu artistique depuis 23 ans, est venu un moment où je ne pouvais plus reculer ! Et surtout où j’avais vraiment à cœur « d’y aller » ! Aujourd’hui en plus de mon travail d’auteur-compositeur, je travaille aussi avec une nouvelle formation musicale, les projets appellent les projets, tout avance, c’est la loi de l’évolution artistique! Donc pour moi avoir du temps est primordial.

Un planning à gérer même à la maison !

Donc voilà, le choix a été fait pour moi il y a 2 ans et je ne compte pas revenir en arrière ! La vie est une question de mise en marche de son pouvoir de décision et d’action ! Même si mes 3 activités (toutes liées à l’écriture) sont plaisantes et si beaucoup de gens rêveraient de rendre leur tablier pour ne vivre que de leur art, elles n’en demeurent pas moins ultra-exigeantes! Comme ces activités sont étroitement liées, elles interagissent et se nourrissent mutuellement, si je puis dire ! Je reçois souvent des commentaires ou des emails de lectrices qui me demandent comment je fais pour m’organiser, si j’ai un « vrai travail » à côté etc. Non je n’ai pas de « vrai travail » à côté. Cela fait 23 ans que j’écris et édite mes propres livres et je considère donc mon activité comme mon « vrai » travail puisque je perçois de l’argent de leur vente. C’est la même chose pour ma musique (je suis sociétaire de la SACEM) et concernant les blogs, ils ne sont pas générateurs de revenus ou si peu mais servent, aussi, à faire connaître mes deux activités d’auteur et de chanteuse. Sans être lucratifs financièrement (ils le sont sur le plan humain et au niveau du développement personnel), ils me permettent de me rapprocher du style de vie que je vise (plutôt inspirée, donnant aux autres et recevant en conséquence).

Commencer par le moins plaisant et le plus contraignant le matin

Le matin, si je ne me prépare pas en même temps que ma petite famille, cela me pose des soucis de planning plus tard dans la journée. Même si l’école de mon fils est à 20 mètres de la maison (sur le même trottoir : c’est un luxe vraiment !) je dois me préparer en même temps que lui. Si je l’accompagne à l’école et que je reviens ensuite pour me préparer j’empiète trop sur mon temps de travail. Car lorsque je rentre il y a quand même un petit moment consacré à remettre la maison en ordre, aérer, faire les lits, bref faire de la maison un lieu zen vu que c’est aussi mon lieu de travail ! Si la maison est en désordre, c’est aussi le désordre « au boulot » donc ! Le matin, une fois que la maison est déserte, je commence par le rangement, ménage etc. J’essaye de ne pas me laisser déborder car tout le temps passé aux taches ménagères est du temps en moins sur mon travail personnel. Les courses désormais elles sont géantes mais c’est une fois tous les 10 jours seulement. C’est un gain de temps conséquent pour moi. Je fais souvent le tri et je donne des choses ou je les mets à la poubelle : j’ai besoin de place, je suis adepte des beaux volumes quasi vides et moins il y a de choses dans mon bureau et dans la maison, plus je gagne de temps également.

L’écriture

L’écriture de livres ne coule pas de source tous les jours mais, inspirée ou non, je m’y mets au moins une heure quotidiennement. J’écris depuis mes 16 ans et j’écris professionnellement depuis mes 20 ans, je n’ai donc pas de mal à m’y mettre, en général, et je ne connais pas l’angoisse de la page blanche. Quand on a été journaliste à assurer des papiers quotidiens pendant 12 ans, ça aide !

La musique

C’est clair que je ne peux pas m’entrainer à chanter mes chansons plus d’une heure par jour. Je ménage ma voix, surtout en hiver (son lot de rhinites, trachéites, sinusites… ) Donc je chante une heure le matin, bouteille d’eau à proximité et je joue 30 mn d’autoharp en début d’après-midi et le soir afin de ne pas perdre mes automatismes sur mes morceaux. Le soir, après le repas, mon mari a souvent droit à petit concerto : je reprends 5 chansons de mon répertoire en général, toujours pour ne pas perdre la main. Je passe aussi beaucoup de temps en studio. Ce n’est pas tout d’écrire des chansons, ensuite il faut les faire arranger, les chanter comme on le souhaite, trouver la bonne interprétation et le bon feeling, puis passer en studio. Tout cela a un coût. Un coût horaire. Ce coût horaire met du temps à être rentabilisé. Selon les chansons, cela peut mettre des années. Les plateformes changent la donne ces derniers mois… Le fait de faire presser son album comme je l’ai fait pour « Paris-Memphis » permet de vendre mieux, si le tout est soigné puisqu’il y a beaucoup d’amateurs d’artistes auto-produits aimant l’originalité et les belles pochettes. Donc en soignant tout l’aspect musical et graphique d’un album, sa communication etc. on finit heureusement par s’y retrouver.

L’écriture musicale

Même si mes musiques semblent tomber du ciel, il me faut des après-midi complets pour les transcrire, les peaufiner, composer mes intros et mes outros. En principe je conserve un jour chaque semaine à cette activité, le même jour je fais mes dépôts de chansons à la Sacem, c’est un peu de travail administratif mais c’est nécessaire.

La communication liée à mon travail musical

Presque tous les jours je consacre une heure à répondre aux possibilités de collaboration, à tenter de décrocher une interview pour un magazine ou une radio, à rédiger un communiqué de presse. C’est nécessaire de faire connaître son travail une fois qu’il est finalisé ! C’est même la plus grosse part du job!

Mes blogs

Je nourris ce blog à l’envie, à la demande, lorsque j’en ressens le besoin. C’est donc tous les jours, parfois plusieurs fois par jour, selon les collaborations. Je reçois des produits à tester, parfois sur plusieurs semaines, des livres à lire et à critiquer, je prends les photos des produits et ouvrages puis je m’y mets à mon rythme. Les blogs me monopolisent 2 à 3 heures par jour. C’est une façon de faire connaître ma musique et mes propres livres et kindles et de rester en contact avec beaucoup de monde car je vis à la campagne, dans un petit village. Mes contacts « parisiens » et modesques se font via le blog le plus souvent donc. Souvent on m’invite à gauche, à droite pour un défilé, la sortie d’une nouvelle collection etc. Hélas je n’arrive à me rendre qu’à une seule invitation sur 20 ! Je sélectionne donc ce qui est le plus cohérent avec mon blog et le plus pratique pour moi étant exilée à la campagne.

Pour chercheursdebonheur.com c’est un peu différent: dès que je lis quelque chose qui me plait, j’écris un article dessus. Ce blog reçois depuis plus d’un an entre 500 et 1000 visites /jour et je reçois donc pas mal de courrier des lecteurs, c’est un vrai travail que de répondre à tout le monde ou presque. J’effectue cette tache le lundi matin seulement sinon j’y passerai trop de temps au quotidien!

Pour Healthy Beauty Place que j’aime à gérer comme un magazine en ligne, je suis mon instinct totalement. Parfois il me prend l’envie de faire un look, un sujet sur un produit, un aliment ou un coup de gueule. J’y vais, quelle que soit l’heure, sans trop me poser de questions. Je me fais confiance la plupart du temps.

La vente de mes livres et disques

Mes weekends sont souvent consacrés à des salons du livre où je présente à la fois mes ouvrages et mes disques. J’en fait une douzaine par an mais en ce moment avec les retombées de Paris-Memphis, beaucoup plus ! Rien que sur le mois de décembre je vais en faire 4 soit 5 jours à temps plein. Cela représente un gros travail d’organisation, des aller-retour et de la fatigue car les salons sont toujours très bruyants. Tenir 48h dans ce genre de lieux reste un défi pour moi !

Les concerts

Je fais beaucoup de concerts près de chez moi, des showcases de proximité et régulièrement, tous les 3 mois un concert plus conséquent sur Paris. L’été je fais pas mal de concerts nocturnes, en villages, là où je passe mes vacances, je fais aussi des radios et des télés lorsqu’on me le propose. Je fais partie d’un programme américain de concerts en ligne ce qui signifie que sous peu je ferai des concerts depuis mon propre studio, cela me permet de rentabiliser mes répétitions.

La vie de famille, le regard des autres

Niveau vie de famille, il faut tout gérer également. Mon fils et mon mari rentrent manger avec moi tous les midis. Donc à 11h00 je me transforme en cuisinière ! Le soir, je cuisine un peu également. Le weekend, nous nous réservons pas mal de mini-séjours en amoureux car nous sommes de « jeunes » mariés. J’ai remarqué ces derniers temps que mon fils connaissait certaines de mes chansons en anglais par cœur ! Mon mari me questionne sur mes nouveaux livres et créations. Bref, tout le monde vit un peu au rythme de la créativité dans cette maison. Une fois où nous étions invités chez un prestataire de services, il a fait à mon mari cette réflexion « Et tu n’en as pas ras-le-bol de toutes ses activités artistiques à ta femme ? Moi ça me saoulerait bien comme il faut! Il faudrait peut-être qu’elle arrête de tous vous entrainer dans ses projets ! » La réaction de mon mari: « Il doit vraiment être frustré avec sa propre femme pour réagir de la sorte ! C’est une femme ordinaire et sans créativité qui me gonflerait par dessus tout! » m’a-t-il confié dans la voiture. Certaines personnes ne sont pas prêtes à regarder en face celles qui accomplissent leurs rêves, se sentant obligés de « juger » et de condamner ceux qui vivent différemment ! Personnellement, je pense que le style de vie est un choix et que le voisin soit salarié, chômeur ou artiste n’est pas prêt de m’empêcher de dormir la nuit … Cet article vous offre cependant un petit aperçu de ce à quoi vous attendre si vous choisissez vous aussi de faire différemment des autres… Au final, lorsqu’on est artiste et qu’on travaille de chez soi, le regard des autres est soit totalement négatif, soit totalement positif. Il n’y a pas de milieu. On peut parfois avoir l’impression d’avancer plus vite qu’avec un emploi alimentaire mais lentement tout de même. Pour ma part je remets ma bibliographie et ma discographie à jour une fois par an sur ma page Auteur Amazon, cela me permet de prendre conscience de tout le travail réalisé au fil des ans. Si je ne suis pas que mon travail artistique, j’y mets tout de même une bonne partie de ma personnalité, les deux sont donc parfois indissociables. C’est l’organisation au quotidien qui me permet d’avancer sur 3 fronts à la fois (musique, écriture de livres, écriture bloggesque) de manière assez efficace. Il est indéniable qu’un artiste bien organisé produit plus et mieux que les autres. A une époque où la présence et la communication constituent un facteur de réussite, c’est important.

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1 Comment

  1. Très intéressant tout ça ! C’est fou tout ce que tu arrives à concilier mais comme tu dis, 23 ans de carrière artistique + du journalisme ça aide fort à s’organiser je pense. En tout cas félicitations, tes livres ont l’air vraiment motivants. je vais y jeter un oeil.

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