Bye bye Facebook !

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Voilà c’est fait ! Je viens de supprimer mon compte Facebook, un compte que j’avais ouvert en 2007 sur conseils d’un ami graphiste (« Tu verras, Facebook, c’est super! ») et qui devenait trop chronophage. Etant chanteuse, j’ai conservé ma page Artiste où je n’aborde que mon travail musical. Ainsi pas de fil d’actus, pas de polémiques à « deux balles », pas de sujets politiques qui me gavent, plus de commentaires mi-figue, mi-raisin qui vous empoisonnent la vie etc. Comment j’en suis arrivée à vouloir éliminer Facebook de ma vie personnelle ? C’est très simple. Facebook ne fait que reproduire la vie réelle sous une couche superficielle de « tout va bien » et de « vie rêvée des anges »… Mais sur Facebook, chaque « avantage » cache son contraire. Explications.

Sur Facebook, on retrouve ceux qu’on a perdu de vue (mais si on les avait perdus de vue, il y a peut-être une raison, non?)

Sur ce point je suis d’accord. Le souci c’est que parfois les gens qu’on perd de vue sont aussi ceux qui n’ont pas su rester dans nos vies. Croyez-moi, je sais où vit ma meilleure amie et comment elle va même si je la vois rarement de visu. Second écueil: des gens s’ajoutent à vos amis alors qu’ils ne le sont pas réellement (amis d’amis etc.) et n’hésitent pas à « juger » la qualité de vos dires, publications etc. C’est donc un peu le monde à l’envers. Chacun cherche, dans ce monde, à augmenter sa confiance en soi, son estime de soi etc. tout en se soumettant constamment à l’opinion et au regard de gens qu’ils ne connaissent même pas. Pour moi rien que ce contresens valait la suppression. Autre écueil : sur Facebook les clivages et les groupes se recréent. Ceux qui ne vous aimaient pas beaucoup à la fac, à l’école ou ailleurs et qui figurent pourtant dans vos amis ont du mal à refréner très longtemps leur « désamour ». Ce désamour est  parfois fondé sur de la simple jalousie, une vieille rancune qui revient au galop lorsque vous postez des photos de vous sur la plage de Malibu… Allez comprendre … :p

Sur Facebook, on prend des nouvelles des gens (même quand on en attend pas et qu’on s’en passerait bien!)

Alors voilà, certains de vos amis sont des malades imaginaires et chaque matin, comme moi, vous avez, peut-être droit au scanner de leur rate, à la photo de l’opération de leur polype au tympan, à l’enlèvement de leur grain de beauté, à leur passage aux urgences… Si comme moi vous faites de la pensée positive, cela peut vraiment vous adresser des ondes négatives à la longue.

Sur Facebook tout le monde « est Charlie » et prône la liberté d’expression (mais s’offusque lorsque vous vous exprimez clairement… )

Sur Facebook tout le monde « est Charlie » et prône la liberté d’expression mais personne ne tolère que vous énonciez un fait réel avec des mots simples et une structure de phrase de type « Sujet + verbe + complément ». Là, tout le monde sait, d’un seul coup, mieux que vous ce que vous « avez voulu dire ». Bref, lorsqu’on est pas d’accord avec quelqu’un on s’empresse de faire une jolie petite « exégèse »  rose bonbon de ses propos pour se rassurer (« C’est pas possible, il n’a pas écrit ça ! Ce n’est pas ce qu’il a voulu dire… ») Moi personnellement lorsque j’ai quelque chose à dire, je le dis, je ne pense pas : « Je vais écrire quelque chose que je n’ai pas voulu dire, les autres comprendront! » No comment.

Sur Facebook, il en pousse à ceux qui en sont dépourvu dans la vraie vie !

Sur Facebook, il y a des jours avec et des jours sans! Comme celui où mon père se mit à se réjouir (faire partager son enthousiasme n’est pas encore interdit puisque » Nous sommes tous Charlie! ») du nombre d’écoutes de mes chansons sur les plateformes. Le genre de nouvelle qui devrait faire chaud au coeur à vos amis, en somme… Mais là non… Un « ami » (relation commune) décida de lâcher toute sa haine (attention, aujourd’hui Il « est » Charlie lui aussi!) sous le post de mon père : « Et elle les achète ses écoutes ta fille ? » Facebook a cela de bien: il permet à ceux qui sont dépourvu de couilles quand tu les as en face, d’en être doté tout d’un coup ! Elle est pas belle la vie sur Facebook ?

Sur Facebook, tout le monde est « amis comme cochons » (et prend bien soin de son image dans l’étable)

Sur Facebook on voudrait être « amis comme cochons » et être « liké » par des gens dont on  s’est passé pendant des années, c’est totalement contradictoire! Si on s’est construit sans eux, c’est juste très bizarre d’avoir besoin d’eux maintenant pour se sentir « apprécié! Sur Facebook, certains ne veulent pas « compromettre » leur petite image, donc ils ne likent pas des choses basiques qu’ils aiment vraiment parce que ça fait « trop ceci ou trop cela ». J’ai même entendu: « Ohla, ce chanteur qui a posté sur mon mur est trop kitschos, j’ai enlevé son post pour lui éviter de se faire détruire par mes amis! » Pardon, je ne savais pas que tes amis se nommaient Mc Cartney, Presley ou Madonna pour se permettre de porter un jugement. Par ailleurs si tes amis « détruisent » systématiquement les autres, excuse-moi mais je n’ai pas trop envie de les connaître ! No comment. Sur Facebook jugé sur sera mais juger à ton tour tu ne pourras pas forcément !

Passe par Facebook, tu gagneras du temps ! (Et tu en perdras énormément avec des inepties au passage…)

Mais le pire pour moi c’est que je me mettais chaque matin à aller machinalement sur Facebook de la même façon que je consulte mes emails. Et là je tombais sur un tas de news idiotes, des inepties, de temps en temps un truc intéressant noyé dans le magma… Bref, aujourd’hui j’espère consacrer plus de temps à mes activités artistiques. A mon avis, je gagne déjà 2 heures par jour !

Mais bien-sûr, sur Facebook il y avait aussi les amis (les vrais), ceux qu’on connait depuis toujours et pour qui on se réjouissait lors des beaux évènements de la vie. Mais ceux-là, en principe, on a leur email et parfois même leur téléphone. Mais voyez-vous, en éliminant ce compte perso, je vais peut-être pouvoir (enfin) commencer à profiter de mon « exil » à la campagne. Parce que fuir la ville pour retrouver l’inspiration et se trouver chaque jour face à des visions d’apocalypse via les réseaux sociaux est complètement  contre-productif selon moi ! En supprimant mon compte perso, je me sens une liberté nouvelle : celle de ne plus se laisser juger par les autres, celle de ne plus entrer dans de la philosophie de comptoir souvent fort mal menée. J’ai un peu la sensation que je vais « faire les choses dans mon coin » et en faire profiter l’autre une fois mes projets menés à bien uniquement. Je ne me sens plus l’obligation de faire part de ce que je prépare et cela est, selon moi, un critère de réussite supplémentaire. S’affranchir de l’avis des personnes négatives voilà qui est confortable et plaisant !

En conclusion : comme j’ai conservé ma page Artiste, les vrais amis se reconnaitront et me retrouveront aisément en cliquant sur « J’aime » en haut à droite, quant aux autres, c’est la vie ! Elle est mouvante et change sans cesse, c’est son principe même et il nous faut l’accepter pour être heureux !

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