Ce cadre qu’il nous faut briser …

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Beaucoup de gens hésitent à « tout changer » dans leur existence, à revoir leurs règles de vies, à « Briser le cadre » lorsque Bébé arrive. Pourtant briser le cadre de temps à autre est salutaire. Réorganiser sa vie selon les éclats, selon ce qu’il reste de notre ancien mode de vie est, oui, nécessaire ! Cela permet l’adaptabilité celle-là même qui fera place au changement positif, au changement qui va permettre à tous de gagner en confiance et en confort de vie. Je relisais comme je l’expliquais ICI, ces derniers jours, le livre de Grandsenne. Il y dit à quel point certains parents veulent faire entrer Bébé dans LEUR moule, dans LEUR cadre, sans comprendre que ce petit être venu d’ailleurs, à l’instinct animal ne leur doit absolument rien ! « La vie ? » me direz-vous ? Même pas ! « Pardonnez-nous comme nous pardonnons à ceux qui nous ont enfanté » chantait le grand Daniel Darc. Souvenez-vous, rappelez-vous !

« Si l’enfant ne s’inscrit pas dans le cadre qu’on a prévu pour lui, ou bien le cadre est inadéquat ou bien l’enfant est inadéquat. Il faut choisir : soit on casse le cadre, soit on casse l’enfant. Votre bébé est là (…) Il n’a donc aucune raison de rentrer dans le vôtre » écrit Philippe Grandsenne.

Pour Noé, nous avions lutté, quelque part, pour conserver nos Vies d’avant, d’avant bébé, nos vies d’anciens jeunots, en passe de devenir à 30 ans (Quand nos grands-parents le devenaient vers 20) adultes et parents… Nous continuions (plutôt bêtement) à tenter de faire les choses comme nous les faisions jusque-là. Lever à telle heure, café, douche, habillage : tout avait son horaire établi… Nous avions nos habitudes : les vacances en Grèce qui nécessitaient de l’avion et du car, du bateau parfois, les week-end dans mon appartement de Mers-les-Bains via une route encore plus interminable pour Bébé que pour nous, les flâneries dans Paris, tard, les amis grecs qu’on retrouve à Oberkampf, à la Taverne. Et Bébé dans tout ça ? Etait-il Celui par lequel le Bon temps s’était enfui ? Certainement pas. Il était celui qui nous ouvrait lentement mais sûrement les yeux sur nos devoirs, nos responsabilités nouvelles et la futilité (peut-être) de notre vie passée, pourtant nécessaire pour en arriver à Lui, à sa naissance.

Pour Ashley, 2 mois, né 10 ans après Noé, mais pas du même papa, la leçon a été apprise : C’est bébé qui donne le rythme, c’est lui encore qui définit nos habitudes et c’est lui qui CONSTRUIT le cadre, le nouveau cadre. Il n’y a aucun schéma pré-établi puisque nous repartons de zéro. Il y a des ajustements à faire à notre mode de vie et ils ne doivent dépendre QUE DE NOUS. Dans cette période où tout se met en place, où Bébé apprend à nous connaître et à nous faire confiance, certaines erreurs sont à éviter absolument, comme :

– Écouter tous ceux qui vous parlent « dressage ». Vous noterez que ce genre de morales désuètes vient souvent de celles qui justement n’ont pas réellement éduqué elles-mêmes leurs enfants, qui ont confié la rude tache à quelqu’un d’autre en fermant les yeux de temps à autre pour déculpabiliser. « On ne pouvait pas faire autrement ! On travaillait, nous ! » est la réponse à votre regard-juge. En même temps, il n’y a que lorsque l’Autre prend le soin de vous critiquer, de vous toiser et de vous juger que vous vous sentez libre de juger en retour, non ? L’enfant critiqué apprend le jugement. Je ne sais plus de qui c’est. mais peut-être le savez-vous.

– Refouler l’anarchie nécessaire aux ajustements de chacun. Avant l’ordre, il y avait le chaos. Ceci n’est pas de moi, bien-sûr !

– Écouter ceux qui veulent vous amener à employer LEURS méthodes en vous critiquant, regardant de haut, infantilisant etc.

– Prêter oreille à ceux qui veulent (inconsciemment ou pas) vous amener à penser du mal ou à dire du mal de votre enfant.

« Votre bébé est vraiment quelqu’un. Ne laissez pas ceux qui vous entourent vous amener à refuser ce qu’il est. Ne les laissez pas vous entrainer à penser du mal de lui » (Philippe Grandsenne).

Nous voici donc en pleine refonte des cadres. Ces jours-ci le grand-frère s’y met aussi. « C’est pas grave, je m’occuperai de lui sur son tapis d’éveil lorsqu’il se réveillera » a-t-il dit alors que nous avions prévu une séance de détente sur ledit tapis avant que bébé ne s’endorme de manière inopinée sur la table à langer durant un petit changement de couche…

Bref, chacun s’adapte et apprend sa leçon. Bébé est souriant et fait ses nuits. Le nouveau cadre qui s’instaure pour intégrer cette nouvelle petite personne se met en place. Il sera plein de surprises, probablement…

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