Ce style de mère que je ne peux plus voir en peinture …

Ce style de mère que je n’apprécie pas du tout du tout !

J’ai travaillé dans la Petite enfance et croyez-moi, je n’ai jamais eu de préjugés, alors, sur les mères des bambins qui évoluaient autour de moi. J’étais jeune, j’avais 26 ans mais depuis j’ai ouvert les yeux et certaines choses m’apparaissent désormais comme particulièrement anormales, malsaines et dégradantes pour les enfants.

Le but de cet article n’est absolument pas de partir à la guerre, loin de moi cette idée, et encore moins d’imposer ma vision sous prétexte que je dispose d’un espace d’expression assez visité…

Un billet d’humeur né dans la zénitude, étonnant non ?

Aujourd’hui, je me sens particulièrement sereine. Je viens d’aller me promener sous le soleil, au bord de l’eau et c’est en voyant, sur les bords de Seine, les mamans tournoyer (et parfois harceler) leur progéniture que l’idée de ce billet d’humeur a germé dans ma tête. Aucune animosité donc. Juste une réflexion, MA réflexion.

Pourquoi cette vision nouvelle des choses et des rôles de la « maman » ? C’est un long processus de changements initié dans ma vie ces 10 dernières années qui influence ma position. Je vous explique.

Une vie différente des autres

Je n’ai pas une vie classique à la « crèche-métro-boulot-dodo » et je ne l’ai quasiment jamais expérimentée (sauf entre mes 21 et mes 27 ans). Bien que parisienne, je ne me sens pas « formatée » le moins du monde. Entendez par-là que je me fiche bien de posséder un tee-shirt de chez Zadig, que je ne mange que des glaces light de chez Lidl (pas Berthillon), que je ne danse pas la salsa sur les quais de Seine un verre de Clairette de Die à la main comme certains et que je n’écume pas non plus les musées pour voir la dernière expo temporaire à la mode pour qui le » Tout Paris s’enthousiasme, très chère! »

Dire non et ne jamais se déprécier !

Je déteste d’ailleurs faire comme tout le monde. Je fuis le conformisme et le conventionnel mais aussi les modes malgré le « trendy » du slogan de mon blog. Pourtant je n’ignore pas ces » us et coutumes » de bo-bo, ce qui ne fait pas pour autant de moi une « plouc » ou une fille qui va se laisser faire quand elle reçoit des critiques gratuites… J’ai beau être zen et sympa, je connais la valeur du « non » mais aussi celle de savoir « remettre les gens à leur place » gentiment. Je sais qu’une bonne santé se base, surtout, sur ces deux valeurs.

Savoir d’où on vient et ce que l’on a obtenu (contrairement à certains)

La plupart du temps lorsqu’on critique mon mode de vie, j’ai cette réaction de le parfaire encore et de m’y attacher encore plus ! A tout âge l’adversité m’a challengée ! Je fonctionne ainsi et ça me réussit plutôt bien ! C’est comme cela lorsqu’on est fière de ce qu’on est et de ce qu’on est arrivée à obtenir (sans suer comme une cochonne pour autant ) ! Le regard et l’avis de l’autre deviennent alors prétexte à plaisanter le soir avec mon mari (et le sujet de quelques imitations du meilleur goût !) Donc quand on vit à la campagne, qu’on fuit le snobisme (Berthillon, Fauchon, le sténopé en carton, le vélo hollandais et la manzana glacée…) et qu’on se consacre uniquement à ce que l’on a mis beaucoup de temps à obtenir, c’est à dire – je précise car cela ne coule pas de source pour tout le monde  – une famille à soi, équilibrée, des enfants qu’on aime tels qu’ils sont, une maison dont on est vraiment propriétaires (et sans crédit sur le dos au passage), un appartement à la mer dont on a fini de payer les traites il y a 5 ans, un métier qu’on aime (et qu’on compte exercer quoiqu’il arrive et quoiqu’en pensent les autres), des activités très productives qui entrainent (hélas) une mini « vie publique » non souhaitée mais qui est bien là et qu’il faut bien gérer… eh bien alors on en arrive vite à revoir sa vision de la mère idéale et à revenir aux basiques ! C’est là qu’on relève les excès et le zèle chez les autres (forcément)…

Être « vraiment » maman

J’en parle dans cet article parce que les gens ne comprennent pas, la plupart du temps, ce que c’est que d’être mère « vraiment », même les mamans ! Certaines entrent dans l’archétype de la « mère suffisamment bonne » qu’on leur a imposé et pourtant… Quand je vais faire les courses, qu’on me dit qu’on m’a vue à la télé et qu’on me demande (de façon aigrie) : « Et pourquoi vous allez pas chanter aux Etats-Unis puisque là-bas ça roule pour vous apparemment contrairement à la France ? » alors que j’ai un bébé de quelques mois et que le chant est un loisir (même s’il prend de l’ampleur malgré moi), je me dis que :

1) Soit les gens me prennent pour Céline Dion et pensent que je suis riche avec une armada de nounous à ma disposition

2) Soit qu’il leur manque une case ! Et la case affective aussi d’ailleurs !

3) Soit qu’ils n’ont jamais été parents !

sac-totoroVite une nounou !

Ah oui, j’avais oublié : certaines mères ne changent rien à leur vie personnelle ou professionnelle quand elles ont des bébés… Et c’est de là que provient probablement cette croyance qu’on peut tout faire (et même traverser l’Atlantique en confiant ses bambins aux autres) quand on est maman … Non désolée mais lorsqu’on est une bonne maman concernée par ses enfants, leur épanouissement personnel, leur bonheur et leur quête à devenir eux-mêmes (non, rien ne se fait naturellement ! Devenir soi se cultive, surtout dans un monde où on est cerné, dès notre plus jeune âge par des empêcheurs de tourner en rond et autres jaloux notoires…) on ne se barre pas 3 ou 4 semaines aux USA pour aller chanter, en les laissant approximativement à quelqu’un… Ou alors on ne se plaint pas si la nounou engagée leur a donné des tas de mauvaises habitudes durant notre absence. Remarquez que pour déculpabiliser on trouvera toujours un « bon » psy qui -contre monnaie sonnante et trébuchante- vous confirmera qu’être « mère c’est surtout savoir prendre soin de soi » … No comment !

Un cadre de vie pour les enfants

Alors on peut voir le verre à moitié vide ou à moitié plein et certains diront de nous : « Ils vivent dans une petite maison sans jardin ». « Ils ne travaillent pas vraiment ils sont autoentrepreneurs » ou encore « Les maisons briardes sont humides, ce ne sont pas de bons investissements » etc. mais ce mode de vie m’a personnellement permis de faire une chose que beaucoup de mères débordées (et qui se prennent pour des business women) oublient : s’occuper réellement de leurs enfants (je veux dire de 07h00 du mat’ à 21h00), les éduquer « en entier », leur offrir un cadre de vie épanouissant et sécurisé plutôt que la délinquance des grandes villes, et les aider à devenir eux mêmes (plutôt que ce qu’elles veulent qu’ils deviennent, ce qui est très différent !)

Celui qui est jugé jugera à son tour !

Alors voilà, mon mode de vie a souvent été critiqué par mes proches mais laissez-moi vous dire que moi je sais d’où je viens et ce que j’avais à 18 ans le jour où j’ai eu mon bac, ce que j’ai obtenu depuis et ce que j’arrive encore et toujours à obtenir des gens ! Et cela n’est pas de la prétention ou de la fausse modestie. C’est juste un bilan écrit avec deux colonnes une notée « Ce que j’avais » et l’autre notée « Ce que j’obtiens et de qui ». Sous forme de sketchnoting c’est très explicite !  Je sais aussi ce que je veux et où je vais ce qui n’est pas le cas de tout le monde…

Un jour prochain…

Et surtout, je sais quelle mère je suis et je serai et quel style de mère je ne pourrai jamais devenir … Il suffit d’ailleurs de constater les relations que certains et certaines expérimentent à la quarantaine avec leur propres parents pour savoir quel style de parents on ne souhaite surtout pas devenir ! N’oublions jamais que si les parents jugent, alors les enfants jugeront ! Et que les enfants qui ont été éduqués dans la critique et dévalorisés sur leur cervelle, leur physique, leurs relations ou leurs possessions jugeront encore plus sévèrement leurs propres géniteurs… un jour prochain ! (qui arrivera toujours plus vite qu’on ne l’espérait !)

Et si je ne serais pas encore capable de définir la « mère idéale » sous toutes ses formes et ses coutures, je sais exactement quel style de mère je ne peux plus ni voir en photo ni encadrer…

⊗ La mère qui accouche entre deux réunions parce qu’elle est une business woman (mais oui, mais oui, on y croit fort…)

⊗ La mère qui ne veut pas allaiter car elle trouve ceci « dégradant »…

⊗ La mère qui dit « Allaiter abime les seins ! «  Désolée de vous annoncer que les seins n’ont qu’un seul usage : l’allaitement justement ! Ce sont juste des pis comme chez les vaches ! Après bien-sûr on peut toujours cacher ses pis dans du Aubade très coûteux… ça n’en changera pas moins leur usage originel… On peut aussi dire « j’ai pas assez de seins pour allaiter » ou « mes bouts de seins sont trop petits » tout ça est de la foutaise, j’ai une amie plate comme une limande (et encore à côté d’elle charnu est ce poisson!) et qui a des bouts de seins inexistants et qui a allaité 8 mois car, oui, le « bout de sein » ça se « fait » au fil des tétées mesdames ! Eh oui, ça fait mal au début comme des chaussures neuves (je pense que ce concept parle plus à certaines) ! Mais c’est la vie en même temps ! C’est pas tous les jours la fête !

⊗ La mère qui colle son gosse à la crèche à 2 mois pour vite retourner satisfaire ses patrons…

⊗ La mère dont le gamin grand prématuré a survécu de justesse mais qui dès l’âge de 1 an le traite d' »enquiquineur » notoire…

⊗ La mère qui pense que son bébé est un génie (comme elle), déjà !

⊗ La mère qui commence à dire quel métier fera son gamin plus tard (notez que ce n’est jamais « éboueur », « chauffeur de bus », « poissonnier », non non, pas assez classe pour nous, ma chère !)

⊗ La mère séparée qui refile le gamin au père le week-end et ne daigne même pas téléphoner pour savoir si tout se passe bien…

⊗ La mère qui dit : un enfant ça doit bien manger, bien dormir et tout le reste ne sert à rien !

⊗La mère qui pense que celles qui disent « je t’aime » à leurs enfants sont gnangnans et excessives

⊗ La mère qui fait faire des kilomètres à son petit chaque matin sous prétexte de le mettre dans une école très snob située très loin et ce dès la maternelle

⊗ La mère qui ne voit que par la Méthode Montessori et vous gonfle aussi avec Dolto…

⊗ La mère qui appelle son enfant « petit homme », « petit bonhomme » ou « monsieur »… et qui aime se faire nommer « mère » par sa progéniture (« maman très chère » tant qu’à faire !)

⊗ La mère qui se montre sous un jour de maternante parce que c’est follement tendance mais qui ne l’est pas du tout en fait !

La mère qui veut régir la vie de ses gosses jusqu’à la mort (ses gamins ont quarante ans passés mais elles tire toujours des plans sur la comète pour eux : fais ceci, fais cela… Cela les valorise, c’est certain !!)

⊗ La mère qui croit tout ce que les journalistes disent à la télé : le métier de demain c’est ceci cela, les études qu’il faut faire c’est ceci ou cela, tel aliment est très mauvais etc. sans comprendre que les modes que lancent les rédactions en mal d’inspiration sont montées de toutes pièces(ça on comprend quand on a été journaliste pendant 10 ans comme moi !)

⊗ La mère qui compare ses enfants à ceux des autres (et les dévalorise un bon coup au passage…)

⊗ La mère qui laisse ses boxers et ses pitbulls côtoyer ses enfants et qui se situe dans le déni des accidents qui arrivent tous les jours (oui parce que; mesdames, désolée de vous dire que dans 90% des cas c’est le chien de la famille qui tue les enfants !)

⊗La mère qui exige beaucoup niveau comportement et physique mais qui, elle, tire plus Jacky la commère du coin que de Jackie Kennedy …

⊗ La mère qui sait ce que ses enfants doivent faire pour réussir leur vie alors qu’elle a totalement raté la sienne !!!

⊗ La mère qui colle à son bébé de 3 mois des baskets miniatures hors de prix fabriquées par des enfants en Chine ou en Inde…

Mais le pire du pire c’est cette mère blogueuse (et devenue blonde depuis peu) qui laisse pleurer son bébé de 13 mois dans sa couche pleine de caca, la morve au nez parce qu’elle veut ABSOLUMENT finir ce p… d’article avant de s’occuper de lui ! 😉 et qui commande un sac Totoro sur Amazon avec la livraison 24h00 car elle veut enfin AVOIR LA PAIX, b… de m… !!!

Et vous, quelle est votre opinion sur ce genre de mère là ?

Me trouvez-vous trop cruelle avec elle ?

Racontez-moi, j’ai hâte d’être éclairée par vos grandes lumières !!!

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10 Comments

  1. Mais trop vrai ! C’est vraiment ça. Les mamans qui se veulent parfaites juste par mode et par snobisme. Moi aussi je déteste !! Faut les laisser dans leur coin rater leur semblant de vie et leur cinéma ! J’adore ton écriture, très zen et très posée. Et la touche d’humour. Tu as vraiment un don pour l’écriture et j’adore lire ton blog chaque jour ! Bravo à toi ! Je vais acheter tes bouquins.

  2. Coucou, j’ai adoré ton post. C’est tellement drôle et réel !
    Bonne continuation avec ton super blog ! Bientôt 8 ans déjà !!

  3. Boom boom boom je te tape dessus 😉 J’adore !! ça doit détendre d’avoir un blog :) J’aime ta plume, Miss !

  4. Coucou, dis-donc tu as l’air d’être entourée de sacrés cons, excuse-moi de te dire ceci mais : Si tes amis ou proches n’arrivent pas à se réjouir pour vous parce que vous avez une maison à la campagne, un petit appart à la mer, deux beaux enfants et des jobs qui vous conviennent franchement ils ne valent pas le coup d’être fréquentés. ça me rappelle quand on s’est installé avec mon mari près de Lille, on a acheté une maison à 35 000 euros cash en cassant nos tirelires, on s’est tapé tous les travaux à deux et maintenant on se fait traiter de « embourgeoisés » parce qu’on est proprio à 45 ans passés…. Perso les gens me débectent… Vivez, continuez de faire ce que vous aimez parce que les gros cons qui vous déglinguent à qui mieux mieux, eux ils ont fait quoi de génial ??????? ^^ Bisous copine blogueuse.

    • Coucou,
      Je n’irais pas aussi loin. Disons plutôt que ce sont des gens frustrés. Pourquoi et comment devient-on frustrés et jaloux du moindre accomplissement d’autrui ? Par crainte, peur, par sécurité… Ces gens-là ont peur de se lancer, peur de donner une image non correcte d’eux-mêmes, du coup ils s’enferment dans une petite vie classique et conventionnelle tout en enviant ceux qui, eux, osent FAIRE. Oser faire ou ne pas oser, là est la question ! Mais c’est sûr il y a de la jalousie et une grosse blessure égotique chez eux. Les gens qui font blessent leur ego… Bisous.

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