Celle qui ne laissait plus qu’une chance …

Il faut toujours laisser une chance aux gens

Il aura fallu que je m’allonge sur le divan pour réaliser ceci : généralement je permets trop aux gens qui m’ont déçue de « réparer leurs erreurs ». Je devrais dire je « permettais trop » car cette époque est révolue. Lorsque je me suis séparée de mon premier conjoint qui ne me traitait pas à ma juste valeur, s’agaçait de ma carrière artistique, me pompait mon argent (et celui de mes parents par la même occasion), me jalousait sans cesse (mon passé, mes voyages, mes expos…) et se servait de mon physique de petite nana de 22 ans aux longues jambes comme d’un « faire-valoir », les foudres de mon entourage se sont abattues sur moi. Et pourtant… Un seul de mes amis, A., (restaurateur épanoui, tunisien, la quarantaine bien tassée) a réagi de façon mature: « Lui as-tu seulement laissé une chance ? Il faut toujours laisser une chance aux gens ». « Les chances ?  Ils en a eu des centaines ! «  avais-je répondu à l’époque. « J’ai dit UNE chance, pas cinquante. Alors c’est bon, passe ton chemin et construit toi une nouvelle vie ! «  avait approuvé A. avant de m’offrir un gin tonic et une cigarette. Faire ma vie avec quelqu’un qui enviait mes projets artistiques et souhaitait, au fond, que j’échoue pour se rassurer lui-même m’était viscéralement devenu impossible !

Blasés par votre pardon ?

Je ne savais pas à quel point A. avait raison ce jour-là. Il faut toujours laissé UNE chance aux gens qui vous ont déçu même si cette règle ne saurait s’appliquer à vos enfants ou à vos « très-proches ». Je parle davantage ici de relations « amicales », professionnelles, ou de collaborations récurrentes. Avez-vous remarqué ceci : lorsqu’on reçoit beaucoup de cadeaux, on devient vite blasé quand on en déballe encore un… C’est exactement pour cela que les gens qui abusent régulièrement de vous deviennent « blasés » par votre pardon puisqu’ils savent que vous finissez toujours par pardonner et laisser une chance encore…

Donner de la valeur à la rédemption, un repère nécessaire

Personnellement, j’ai décidé de donner une valeur à ma « rédemption »… en ne laissant plus qu’une seule et unique chance de se rattraper aux enquiquineurs notoires, à ceux qui tirent sur la corde et abusent encore et encore même après de grandes excuses et un pardon (de plus) de ma part… Mais paradoxalement j’ai remarqué ceci : ceux qui vous critiquent et que vous sortez de votre vie par la grande porte n’ont pas (le moins du monde) l’intention d’y revenir pour se faire pardonner (car ils considèrent qu’ils vous critiquent « pour votre bien »…) mais uniquement pour regonfler leur ego et recommencer à vous rabaisser ! Mais cela n’a pas d’importance. Chez moi c’est une chance de se rattraper qui est offerte et après je considère que j’ai fait ma part. Je me doute bien que certains sauteront de leur siège à la lecture de ces mots tandis que d’autres « serreront les fesses très fort » comme on dit crument… Mon blog étant l’antichambre de mon esprit, je n’oblige personne à le lire. Lire un blog comme un magazine, se renseigner sur quelqu’un via Google est un choix personnel, qui en dit long sur la personnalité d’ailleurs…

Pas de changement sans consultation !

En fait, beaucoup de personnes que j’ai rencontrées dans le travail ou en amitié ont adopté cette maxime (« je te laisse une chance, une seule ») depuis fort longtemps. Moi, j’ai voulu croire en la bonté de certains êtres humains et en leur capacité à changer. La vérité c’est qu’une personne qui vous jalouse et qui est frustrée par vos réalisations, vos voyages, vos possessions, vos relations ou par des choses futiles comme votre minceur, votre apparence physique etc. ne changera pas à moins d’un véritable travail sur elle-même à l’aide d’un professionnel de la conscience.

Des critiques ? Affirmatif, et quoi d’autre ? No comment …

Elle reviendra à de meilleurs sentiments lorsqu’elle sentira, après éloignement, qu’elle a dépassé les bornes et que cela pourrait bien se solder par une rupture radicale, mais très vite – le temps des bonnes résolutions passé – elle reprendra son jeu là où elle l’avait laissé des semaines (voire des années) plus tôt. Certaines femmes ont la naïveté de croire qu’elles peuvent changer un homme. Moi, j’ai la lucidité de dire que les gens jaloux et complexés ne changeront JAMAIS sans un profond travail personnel. Ils utiliseront toujours des armes verbales et mesquines contre vous et vos talents. La comparaison (peu flatteuse bien entendu, l’ironie, le mode interrogatif etc.) Je ne tire aucun plaisir et aucun intérêt d’un jeu d’empoigne basé sur des joutes verbales stériles puisque, de toutes façons pour ma part je sais exactement ce que je vaux !

Étalonner sa « machine à pardonner » sur le seuil 1

Parce que je ne tolère plus d’être critiquée sur mon « mode de vie », ma « profession », mon franc-parlé, ou sur des choses futiles comme mon maquillage ou ma dernière coupe de cheveux, parce que j’en ai assez des jugements de valeur des uns et des autres qui ne découlent que d’une chose : leur frustration de ne pas faire ou de ne pas avoir fait à un moment donné, alors oui j’ai décidé d’étalonner ma machine à pardonner sur le seuil « 1 », avec la bénédiction de mon psychanalyste !

IMG_20170328_172450Aujourd’hui, j’ai réalisé beaucoup de choses sur mon entourage. Comme le fait que certains amis de jeunesse avec qui j’ai été trop permissive m’avaient maltraitée sous couvert de « faire la fête », « d’être jeune », de ne pas « vouloir s’engager » ou encore de « plaisanter ». Lorsqu’on évolue dans le milieu artistique et que l’on produit (des livres, des disques, des articles publiés), que l’on est à son propre compte, la jalousie des autres est grandissante, parfois incontrôlable même. « Ce n’est pas de ta faute ! Tu énerves les gens » m’a dit hier ma mère. Avant de continuer : « Ce n’est pas ta personnalité ou tes paroles qui les énervent, c’est tout ce que tu fais car tu es super active ! Toutes tes productions atypiques, tes passages à la radio ou à la télévision les énervent. Les gens voudraient que tu sois comme eux : conventionnels, à tergiverser pendant des années avant de se lancer et de prendre le moindre risque. Comme tu t’y refuses, hop ils t’agressent ! Leur frustration est leur problème, pas le tien ! «  Avis partagé par mon psychanalyste.

Des études de psychanalyse, et quoi d’autre ? No comment …

D’ailleurs ma mère a fait des études pour devenir psychanalyste elle-même à une époque même si elle a finalement abandonné l’idée d’ouvrir son propre cabinet. Pour ma part, c’est en juin prochain que j’entamerai ces mêmes études dans le but de proposer de la psychanalyse à mes clients. Déjà ma décision est critiquée, jugée, analysée (le comble pour une future psychanalyste !) Déjà elle est devenue, pour moi, un « laboratoire » à taille humaine où se révèlent les transferts des uns, les frustrations et les complexes des autres…

Ces ouvriers de la onzième heure…

Bref, les propos de ma mère relatés ci-dessus m’ont permis de réaliser que, finalement, ça avait toujours été comme ça, à part, peut-être, dans le milieu artistique. Dans cette sphère, les gens qui produisent autant que moi, je me sens non seulement en parfaite entente avec eux mais mieux : en osmose parfois ! Et là je pense à des chanteuses, à des dessinateurs, à des écrivains de talents que je connais bien et avec qui j’ai plaisir à échanger sans aucun jugement. Quand j’évoque ce bien-être auprès de personnes frustrées, devinez quel est leur comportement ? → Elles « déglinguent » comme on dit ces personnes, remettant leurs talents en question, parce qu’elles les ressentent comme mes « alliés » même s’ils sont physiquement absents de notre discussion. S’ils sont « célèbres » alors plus dure est la blessure égotique pour eux… La simple idée que d’autres, bien « légitimes » et bien ancrés dans notre domaine commun, m’apportent leur soutien devient presque intolérable pour celui qui jalouse et se sent « lésé » par nature. Comme si le bien-être des uns enlevait du bonheur aux autres… Et c’est ici que la fameuse parabole des ouvriers de la onzième heure prend tout son sens !

Ceux qui vivent par procurations…

Je ne me permets jamais d’agresser quelqu’un, ni de me confronter directement à lui parce que je n’accepte pas qui il est ou ce qu’il fait (ce qui est très différent d’ailleurs, souvenons-nous en). Donc il m’apparait désormais normal de remettre les gens à leur place dès qu’ils démontrent un manque de respect à mon égard, à l’égard de mon mari, de mes enfants, d’un membre de ma famille ou de certains de mes amis. Oui certains tiennent des propos vraiment très violents envers les gens dont ils sont jaloux. Jaloux pourquoi ? Parce qu’ils sont mieux lotis que leurs enfants du même âge ? Parce qu’ils sont plus cultivés parfois qu’eux ou que leurs proches. C’est aussi comme cela que se dessine peu à peu le profil de celui ou de celle qui a décidé de vivre par LUI OU ELLE-MÊME et de celui qui ne sait vivre que par d’impérieuses PROCURATIONS…

Savoir d’où on vient et qui on est devenu, un passage indispensable à l’épanouissement personnel

Aujourd’hui je me sens particulièrement fière de mes avancées personnelles. J’aurais aimé que ma grand-mère Louise (qui a fait la guerre et a été, toute jeune, une résistante )  soit encore là, elle qui aimait tant à me dire : « Ce qui est bien avec toi, c’est que tu es toujours contente de toi ! Moi je suis heureuse si tu es contente de toi ! «  Je suis fière de mes avancées parce que je sais d’où je suis partie, il y a 22 ans, moi petite parisienne exilée à Périgueux dans un studio minuscule dont l’unique fenêtre ouvrait sur un immense mur de la cathédrale Saint Front. Celle qui travaillait alors chez Décathlon et se laissait (toujours bonne poire) engueuler par son « mec » de l’époque parce que – après des heures de boulot – elle avait le toupet se s’endormir de fatigue au cinéma, alors qu’il avait « daigné » lui payer la place… Il va sans dire qu’aujourd’hui c’est moi seule qui décide quand et où je dors et encore avec qui. Quand je vais au cinéma et avec qui. Parce que je sais où je vais, qui je veux dans ma vie et qui je ne veux plus, alors je suis particulièrement fière de vous annoncer qu’aujourd’hui je suis devenue Celle qui ne laissait qu’une chance aux personnes toxiques notoires  et que pour rien au monde je ne reviendrai sur ce principe !

Et vous, combien de fois êtes-vous prêt(e) à pardonner à ceux qui vous jugent, vous critiquent, vous blessent de façon pérenne et assumée ? J’ai hâte de savoir … Alors dites-moi ! Les commentaires sont ouverts !

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