Découverte musicale : Amery Rey Tuesta

Je suis une « aventurière » musicale, vous le savez probablement… Dans ma mission de chercheuse de pépites sonores, j’aime particulièrement chiner dans les scènes Indies. Ce mois-ci, je vous présente un artiste complet. Son nom est Amery Rey Tuesta. L’homme est péruvien mais a parcouru le globe. Non seulement son parcours est franchement atypique mais en plus il y a un petit plus chez cet auteur-compositeur-interprète qui m’a touchée : c’est si rare un latino américain qui ose s’inspirer de la déferlante punk des années 70 ! Le coup de foudre se confirme quand j’écoute son titre « Let’s love », une chanson multi-influences qui évoque d’emblée chez moi les premières productions du groupe Tuxedomoon, groupe phare de la musique new wave des Eighties, dont je suis une grande fan. Ce mélange de musique déjantée, de synthés et d’instruments latins comme le bandonéon « sonne grave » sans parler de tonalité si vous voyez ce que je  veux dire !

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Amery Rey Tuesta a d’ailleurs des intonations à la Winston Tong, surtout sur son titre majeur « Let’s love », extrait de son tout nouvel album sorti il y a une petite douzaine de jours. Je clôture là les comparaisons car les artistes ne les apprécient guère mais pour moi « Let’s love » traduit le goût certain du chanteur pour le style électro underground avant-gardiste des années 80 mais en beaucoup plus « no wave » que « new wave ». Amery Rey Tuesta et toutes ses influences, il faut suivre!

Quoiqu’il en soit, dès les premières minutes d’écoute, je me suis sentie projetée dans les années 80, non pas celles de la pop mais celles qu’on a aimé à danser dans de sombres caves qui nous tenaient lieu de dance floor du côté du 13ème ou mieux encore dans le Ventre de Paris ou de Londres du côté de Camden Lock. Dès les premières notes, une envoûtante noirceur s’empare de l’auditeur, avec ses nappes d’instruments latinos savamment entremêlés aux envolées de saxo et là, une voix enveloppante légèrement stridente dans ses hauteurs comme un appel surgit des temps passés… La présence avant tout! Une voix quasi théâtrale à mi-chemin entre la conjuration et la tragédie, l’élégie contemporaine et la rengaine automatique. Je vous laisse en convenir par vous-même, ici, sur le Soundcloud de l’auteur.

Côté bio, il y a tant à dire. J’ai retenu quelques brillantes bribes d’une vie de bohème qui débute très tôt pour l’enfant péruvien globe-trotter. Luis Antonio Ameri Rey Tuesta dit « Amery  Rey Tuesta » a débuté sa carrière musicale avec l’apprentissage de la guitare « façon Pérou » avant de composer dans une immense variété de styles et de couleurs. Il expérimentera successivement le funk, le rock, le métal, le punk bien-sûr mais également le, blues, le rap et le genre pop-psychédélique. Avec des potes passionnées, exaltés, il monte un groupe. Ensemble ils feront des covers de Nirvana. Bientôt Amery, conscient des exigences de la scène internationale, remonte un groupe plus pop et sa chanson « Parte De Ti » reste un mois à la radio. Premier succès donc. Mais déception, les parents du jeune prodige déménagent l’emmenant, bien entendu, dans leurs valises. Après plusieurs voyages et déménagements, il revient finalementà Lima où avec son groupe il est de nouveau actif. Ils se produisent sous le nom de « Espinaks ». De la fusion, ni plus ni moins. Puis c’est la crise spirituelle. Le jeune homme se réveille après un concert de folie du côté de Eco Truly Park (Le Temple de la Conscience de Krishna) Il y demeurera environ un an, réfléchissant sur sa condition de musicien et d’artiste et sur sa vie à venir. Là, il apprend l’art du yoga et le maitrise si bien qu’il deviendra professeur. Il devient spirituellement « Siddhanta Das » et rencontre peu de temps après celle qui deviendra sa femme, Mariska, une suédoise. Il s’installe en Suède, trouve du travail dans un studio et reprend la création musicale là où il l’avait laissée.

2014 marque un virage  pour lui puisqu’il produira plusieurs albums, tous avec les moyens du bord. Tous sont revus, commentés, disséqués par les médias locaux et régionaux. Mais c’est en 2015 que le succès l’attend au tournant lorsqu’il sort alors son album EXSIXSEIS and MENSCOR (Esprit et Coeur), un opus ultra-positif. Peu à peu l’homme trouve son style, celui que j’évoquais plus haut.

Modeste mais plus solide que jamais, Amery vient de sortir son tout dernier album sobrement intitulé (un petit jeu de mot sur son prénom tout de même) LATINOAMERYCA. Ce nouvel opus pourrait bien le révéler tel qu’il est : un grand gars talentueux, ultra-sensible, patient, la tête toujours plongée dans les années 80, mais le corps et le style bien ancrés dans le Moment présent…

« Pense-y à deux fois (…) car tes larmes te laisseront totalement sèche (…) alors aimons-nous maintenant » …

Amery explique : « Let’s love, aimons, est une chanson qui devrait accélérer les battements de votre cœur. La vie est rude mais nous pouvons la rendre moins compliquée avec un peu d’amour et surtout du respect ».

Je vous propose de découvrir le travail musical d’Amery ici, et d’écouter plusieurs fois :

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