Flaviyake : nulle au lit mais si douée en musique !

Pink BDSM

Franchement je suis super heureuse de pouvoir vous parler aujourd’hui du travail musical d’une chanteuse à part : Flaviyake. Cette jeune fille qui n’a visiblement pas froid aux yeux – ni ailleurs d’ailleurs – a décidé d’exprimer en chansons et dans un album tous ses désirs et ses aspirations de femme, ses fantasmes, ceux qui sont parfois complexes à formuler à un « mâle ». Perso j’ai tout d’abord accroché sur l’image mi-midinette angélique mi-démone pink BDSM de cette artiste qui comme moi semble affectionner le carré plongeant… Je me aussi suis demandée ce qu’une fille d’apparence si frêle pouvait bien cacher sous son capot… Et je n’ai pas été déçue car ça démarre à 100 à l’heure. Déjà le nom de son opus en dit long : « Bad in bed », entendez par là « Nulle au lit ». Bon, il y a là-dedans cette franchise attendrissante de la jeune femme moins de 30 ans qui n’aurait pas encore connu l’orgasme avec un grand O mais qui voudrait bien. Quand on demande à Flaviyake (qui tire la seconde moitié de son pseudo de son créateur de mode favori, Miyake) pourquoi un tel titre elle explique que la femme a parfois besoin d’être prise avec puissance et que cela l’homme n’est pas toujours capable de l’entendre. Hum, prometteur le programme, non ?

bib.png

Au-delà de ce cliché digne des plus beaux papiers glacés de la jeune fille « soumise » et un brin provoc’ il y a donc une poésie certaine, une histoire et un son très caractéristique. Je n’aime pas tellement comparer les artistes les uns aux autres dans mes chroniques ou revues mais là je peux affirmer que le son de Flaviyake pourrait être un mix entre Lady Gaga, Tatu, Ashley Tisdale, Björk et une bonne musique de manga animé, version haut de gamme et en excluant ce que je nomme vulgairement la « music for the masses ». Donc ça me plait. Perso je suis souvent attirée par les artistes Indie car ils n’ont pas ces contraintes marketing qui avilissent la musique au politiquement correct. Et Flaviyake en est pour moi un bon exemple.

Pop californienne lancinante

Attardons nous sur le contenu de cet album paraissant relevé. Le premier titre sonne parfaitement pop californienne lancinante. Il s’intitule « So hard to say ». Perdue dans la douceur des peaux et des courbes, la chanteuse se demande si elle a trouvé le rencard idéal. Une description d’un corps dans la lumière, de mouvements, la nécessité d’apprendre à dire les choses que d’autres femmes ne diraient pas au lit. Pour l’instant l’album semble tenir sa promesse dans une couleur assez mélancolique et électro-pop, des backs autotunés qui ajoutent une dimension très actuelle au mix. Le second titre « Numb in love » a une dimension un peu plus Lounge que j’apprécie, les boucles électro sont également présentes mais dans la douceur. Le côté répétitif de la mélodie confère une certaine efficacité au titre qui entre vite en tête. Ici encore à travers les paroles on devine ce besoin de soumission qui tisse l’album. Finalement le troisième titre qui a donné son nom à l’album « Bad in bed » vient confirmer la tendance, une voix de petite fille qui chante qu’elle voit la bête en l’homme et qui espère que ses penchants dominateurs vont s’exercer sur elle tout en affirmant qu’elle est « nulle au lit », bref sexy mais mauvaise, que va faire le fameux prétendant? Elle provoque une situation dangereuse, Lui se laisse hypnotiser… Que se passe-t-il ensuite ? Il faut écouter pour le savoir !

FB_Big_1000x1000

Du vécu aussi

Le titre « Alive » est le seul qui n’entre pas dans cette thématique de soumission de l’album. C’est une chanson triste et sombre qui parle d’une relation difficile. Elle évoque, en fait, à quel point il est compliqué d’aimer une personne dépressive. Flaviyake l’a écrite une semaine après la disparition de sa mère, emportée par la dépression, une maladie qui tue et que trop de personnes encore ont tendance à confondre avec un simple coup de blues…

Cette nouvelle génération qui sait ce qu’elle veut

Les titres s’enchainent particulièrement bien jusqu’au plus dynamique de l’album, précédant un instrumental de « Bad in bed » : « I’m Not Getting Older ». J’adore ce style ultra Pop / Hip-hop / Dance et la voix autotunée qui résonne et qu’on entendrait volontiers dans une boite trendy de New-York. Ce titre produit par DJ Fredy Muks dresse un portrait de la nouvelle génération qui ne veut pas vieillir mais plutôt grandir sans cesse, dans la connaissance de soi, dans le savoir, le développement personnel et qui veut tirer une bonne leçon de chaque expérience de la vie. Pour moi c’est avec « Bad in bed », la meilleure chanson de l’album si on aime ce qui est bien ficelé, dynamique et légèrement futuriste.

Un voyage intimiste, sensoriel et sensuel …

Si je devais résumer mon expérience d’écoute je dirais : un voyage sensoriel et sensuel dans l’univers d’une artiste mature musicalement mais à la voix étonnement candide et attendrissante avec une vraie empreinte vocale de femme-enfant. La pochette est toute mignonne dans un style BDSM mais sucré, on a presque mal pour ces grosses majuscules designées façon chewing-gum, tendres, moelleuses, soumises, en témoigne leur style Bondage ! C’est un genre de BDSM « yumi » qui me tente. Une mention spéciale pour le thème de l’album, très cohérent, avec un fil rouge tenu d’une chanson à l’autre : éducation sensuelle, désirs révélés, communication dans la relation intime et finalement apprentissage porteur ! Flaviyake est peut-être nulle au lit mais musicalement surdouée dans son genre ! A découvrir de toute urgence ! Dig it guys !

Sa chaîne YOUTUBE

Sa page FACEBOOK

Rendez-vous sur Hellocoton !