Ma formation en SFBT (Solution Focused Brief Therapy)

Conversation de thérapie brève axée Solution

Dans le cadre de ma nouvelle activité, j’ai décidé de me former à la SFBT (Solution Focused Brief Therapy). Utilisant dans mon travail la Conversation de thérapie brève axée Solution, ce cycle de formation qui fait suite à une formation de plus d’un an, plus générale dans mon domaine, m’a paru indispensable. Comme je l’ai suivie avec un orateur américain, ça a été un « challenge » car il m’a fallu faire l’effort de me replonger dans une philosophie un peu « yankee » dans laquelle la thérapie brève a une place de choix, ce qui est moins le cas en France.

Et aujourd’hui déjà je me rends compte, avec plaisir (et une satisfaction non feinte), que la SFBT m’aide à la maison, avec mon fils pré-ado notamment, lors de petits soucis récurrents qu’il faut, de temps à autre, mettre sur la table sous forme de conversation obligatoirement empathique (pour éviter tout blocage) et positive… La SFBT est si passionnante que je me suis inscrite à un second cycle beaucoup plus long et détaillé, en e-learning, avec un auteur anglais cette fois.

Je ne vais absolument pas vous livrer une analyse détaillée de ce qu’est la SFBT mais vous résumer ici ce que j’en ai retenu pour ma part. La SFBT est une technique thérapeutique mais aussi un art qu’on apprend à manier au fil du temps et des entretiens. C’est pourquoi je ne vous dévoilerai ici qu’une part infime de la discipline.

Thérapie stratégique

La SFBT (Solution Focused Brief Therapy) ou « Thérapie brève centrée Solution » est une thérapie stratégique utilisée par des thérapeutes et médiateurs familiaux. Cependant comme elle développe un mode conversationnel atypique : la Conversation centrée Solution, elle est aussi utilisée par des managers. Elle permet de générer une conversation aidante, riche et productive. Elle est née dans les années 80 sous l’impulsion de Steve de Shazer qui avait constaté que la plupart des thérapies mettaient trop de côté les ressources intérieures des patients.

Sa différence

Face à un problème prenant de l’ampleur, l’homme a tendance à analyser ce dernier pour trouver des solutions. La SFBT propose de ne pas s’attarder sur le problème mais de faire émerger directement les solutions qui existent. La Conversation d’approche brève centrée solution génère des idées non pas pour infirmer ou diminuer le problème mais pour réduire son impact sur la personne le subissant. Il est nécessaire de s’entrainer pour adopter une nouvelle habitude de pensée, souvent inversée et beaucoup plus créative.

SFBT

Des étapes phares

Il faut tout d’abord normaliser le problème. Il ne s’agit pas de le réduire mais de le replacer dans la sphère de l’expérience humaine. Par exemple : Un manager reçoit une jeune employée qui vit mal une rumeur à son sujet au sein de l’entreprise. Dans une Conversation d’approche brève centrée Solution il pourra dire : « Oui. Les rumeurs on y est hélas tous passés. La rumeur est un travers humain. Bienvenue dans le monde de l’entreprise ! » L’aidant replace le trouble dans une certaine normalité afin de dédramatiser. Cela fait savoir à la salariée concernée que son expérience est normale. C’est déculpabilisant et moins angoissant pour elle et permet à l’aidant comme à l’aidée d’aller sereinement vers une solution collaborative.

Il faut ensuite recadrer le souci. Il ne s’agit pas de recentrer la personne sur le problème mais plutôt d’aborder la problématique sous un angle nouveau. Exemple : Un manager reçoit une salariée qui souffre du fait d’être démotivée par une chef qu’elle estime. Elle pense que sa chef ne l’apprécie guère. Le manager peut proposer une nouvelle interprétation : « Vous parlez de motivation et de démotivation. Je vois surtout un fort sens du devoir chez vous qui peut créer des frustrations. Les différences créent des frustrations dans l’entourage, parfois ». En replaçant le souci dans le champ d’un fort sens du devoir, le manager amène une nouvelle signification, plus chaleureuse, au problème. L’aidant introduit un « doute positif » dans des croyances improductives et souligne que dans l’expérience de vie rien n’est immuable. la notion de Doute positif est primordiale.

L’autre étape essentielle est la création d’exceptions. Dans tout problème récurrent il y a des exceptions. Les exceptions sont ces moments où le problème n’est pas omniprésent à l’esprit de celui qui le subit. Se focaliser sur autre chose (un loisir par exemple) permet de mettre le souci de côté. Dans cette étape, l’aidant converse avec l’aidé sur Quand, Où et Comment interviennent ces moments d’exceptions. Il peut mettre alors en exergue le fait positif que le problème ne se manifeste qu’à 20% du temps, par exemple, et que pendant 80% la personne en est libérée.

La SFBT qui développe un mode conversationnel riche et créatif est une discipline passionnante dont j’ai livré ici les trois premières étapes. De nombreux ouvrages permettent d’aller plus loin dans sa compréhension. Celui-ci est l’ouvrage fondateur, selon moi et celui que j’ai le plus apprécié :

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