Grossesse : « Je n’en connais pas la fin » …

babybump
Babybump… A 33 semaines (SA)…

J’adore la reprise de la célèbre chanson de Piaf par Jeff Buckley « Je n’en connais pas la fin… » Le titre me fait réellement penser à ce que j’expérimente en ce moment : la fin de ma seconde grossesse alitée (j’ai « bénéficié » d’un cerclage préventif à 13 semaines suite à un antécédent de Menace d’Accouchement Prématurité pour mon premier enfant, 10 ans et toutes ses dents aujourd’hui)…

Pour Noé les soucis avaient commencé dès le premier mois avec des métrorragies qui avaient nécessité un premier alitement. Hop au lit jusqu’à 3 mois. A l’écho de fin de premier trimestre on me rassure : « Le bébé est bas mais ils le sont tous à ce stade. Vous pouvez reprendre une vie normale ». Rassurée je reprends ma petite vie, je pars même en week-end à la mer. Je fais du shopping pendant les Fêtes de Noël quand début janvier je suis prise de contractions régulières. Je vais à l’hôpital où on me donne deux jours de Loxen et où on me rassure : « Votre col est long et tonique, il a une belle couleur, pas de soucis! » Je rentre chez moi, les contractions disparaissent… jusqu’au lundi matin… Je fonce (à pied) chez ma gynéco qui regarde le col : « Oulala! Il est bas… Je le sens bouger ». Elle me conseille d’attendre encore 48 heures et de filer aux urgences. Je n’attends pas et j’y vais immédiatement et là c’est la cata : le col est ouvert, mou et blanc, la poche des eaux est presque insérée à l’intérieur. On me garde pour un « cerclage à chaud » d’urgence qui a lieu après deux jours d’antibios. Je reste 15 jours à l’hôpital avec la peur de la fausse couche tardive qu’on me prédit (« Une chance sur deux! »). Retour à la maison à 20 semaines (SA) et alitement strict. On me lave les cheveux dans le lit, ô joie ! Et c’est parti pour 16 semaines de galère… Finalement Noé est né 6 jours après le décerclage, à 38 SA, beau bébé de 3kg200. Pour les futures mamans (que j’admire, si, si!) je tairai mon « hémorragie de la délivrance », véritable « traumatisme de guerre » pour moi que j’ai mis 9 ans à digérer…

10 ans plus tard, me revoici dans la même galère mais en plus light et zen tout de même, le cerclage n’étant que préventif (mais réellement utile puisqu’à ma visite à 34 SA le col est court de nouveau, bref il est resté long jusqu’à 30SA où il était à 33mm à l’écho). La petite différence : pour ma première grossesse je vivais à 800 mètres de la maternité en région parisienne avec le luxe de pouvoir appeler SOS médecins et le 15 à tout instant (c’est un luxe, si, si, je vous assure!) alors que pour cette seconde grossesse cerclée je suis restée jusqu’à 34 SA dans mon petit village champenois où – après avoir téléphoné aux douze sages femmes exerçant à proximité – l’une d’elle (très sympa) a enfin accepté de venir. Je précise que cette sage femme a son cabinet à une quarantaine de kilomètres de là alors que les autres n’auraient eu que la moitié à effectuer mais bon comme « les frais kilométriques sont très mal remboursés… » J’ai donc été suivi par mon médecin de famille une fois tous les 15 jours et par la sage femme, une fois par semaine dès la 26eme semaine. J’ai eu également 2 rendez-vous chez le gynéco du coin (30 mn en ambulance, allongée of course) pour l’écho du 5eme et du 7eme mois. Sans compter des rendez-vous Psy par téléphone (pas le choix). Bref, tout a été mis en place pour que je me sente plus encadrée que la première fois et pour minimiser les risques de babyblues car j’y avais (aussi) eu droit la première fois. Personnellement, étant légèrement hypocondriaque sur les bords, j’ai aussi mis en place mon petit protocole santé journalier : prise de ma tension artérielle matin et soir, prise de température (la température est à éviter pendant la grossesse) et pour le 8eme et le 9eme mois bandelettes de dépistage de la protéinurie une fois par jour. Il est possible que j’ai fait un peu de toxémie gravidique sur la toute fin de ma première grossesse (ce qui avait nécessité 2 jours d’hospitalisation la veille de mon accouchement) donc cette fois-ci, j’ai pris les devants. Je recommande d’ailleurs aux mamans un peu anxieuses comme moi ces 3 gestes qui rassurent et permettent de déclencher la sonnette d’alarme si besoin. Mieux vaut prévenir…

Me voici maintenant à 36 SA révolues tout rond (une victoire en soi!), en région parisienne, je me suis rapprochée de la maternité. Même si je suis sensée avoir repris, sur le papier, depuis la semaine 32 une petite activité, dans la réalité c’est très variable : plus j’avance dans le temps, plus je suis grosse et lourde et moins j’ai le sens de l’équilibre… J’ai aussi davantage de contractions et surtout quand je me lève.

Côté accouchement, mon ophtalmo a enfin donné le feu vert par écrit (j’ai une maladie orpheline à un oeil et cela est souvent confondu avec un décollement de rétine…) pour que je mette bébé au monde par voie basse. Cela me rassure car la césarienne me fait un peu peur j’avoue !

Malgré un épanouissement apparent (belle peau, beaux cheveux pas coupés depuis 6 mois quand on est alitée, on n’a pas la possibilité de craquer et de courir chez le coiffeur pour se massacrer la tignasse!) il y a quand même un bon lot de désagréments en ce dernier mois…

Focus sur les désagréments du dernier mois de grossesse…

– J’ai les mains toutes rouges qui me brûlent parfois. Il parait que c’est lié à la grossesse. Je ne me plains pas car pour Noé j’avais eu deux mois complets de bulles de dyshidrose. Je me grattais les mains et les pieds jour et nuit, parfois je finissais même par en pleurer tant cela était insupportable.

-J’ai des p… de douleurs dans le nombril (à droite et au dessus). La première nuit où je les ai expérimentées (vers 32 SA), j’ai failli me rendre à l’hôpital mais mon mari m’en a dissuadé après une petite recherche sur le web… Apparemment c’était une « crise de croissance » de l’utérus et des ligaments qui tiraillaient. Spasfon et Doliprane n’y ont strictement rien fait. Le seul soulagement est venu d’un petit massage de la zone avec de l’huile d’amande douce. Je me suis aussi placée du côté où ça tirait (comme la douleur était à droite du nombril, sur le flanc droit donc) et j’ai placé un coussin sous mon ventre et remonté tout ce poids (le bébé) qui tirait avec ma main. Au bout de deux heures la douleur était passée. Mais bon, rien n’y fait, plus le ventre grossit et plus le nombril tiraille…

-J’ai le haut de la cuisse gauche (le côté sur lequel je passe le plus de temps à l’horizontale) tout rouge, c’est presque un début d’escarre selon le médecin. Quand je prends ma douche ça vire au bleu et c’est flippant, mais il parait que ce n’est pas grave. J’ai omis de vous dire que je porte des bas de contention le jour, depuis début septembre pour éviter les phlébites pouvant être consécutives à un alitement trop strict (le mien ne devait pas l’être mais je suis de nature prudente et flippée. A quarante ans on a toujours des doutes sur sa capacité à refaire un bébé si jamais les choses se passent mal. Au passage : deux ans c’est le temps qu’il m’a fallut pour tomber naturellement enceinte à cet âge… No comment!)

-J’ai des brûlures d’estomac terribles, surtout le soir. Je me limite à 1 Gaviscon car franchement c’est beaucoup trop salé pour moi et je n’ai pas envie d’enfler comme une baudruche (au passage : je suis passée de 52 kg en début de grossesse à … 70 kg et ce n’est pas terminé, il reste 1 mois pour grossir malgré une alimentation hyper surveillée ! Je désespère!)

-J’ai une quinzaine de bonnes contractions par jour, surtout le soir. Là j’ai l’impression d’être une housse à rangement, vous savez celles dont on enlève tout l’air avec un aspirateur pour prendre moins de place… Dès qu’elles commencent à se répéter j’ai l’oeil rivé sur l’horloge. Heureusement, ce sont toujours des fausses contractions. Mais viendra une heure où elles seront authentiques (je préfère ne même pas y penser 😉

-J’ai des tiraillements terribles au niveau de l’aine, des deux côtés…

-Ajoutons à cela une à deux contractions vaginales la nuit qui n’ont rien à voir avec des orgasmes nocturnes, je peux vous l’assurer ! :(

-Niveau poitrine, j’ai l’impression d’être devenue Nabila  / Pamela Anderson (au choix) même si je ne suis pas blonde. Je suis passée d’un petit 90B à un (très) gros 95 D (en étant très serrée là-dedans mais je me refuse à acheter du 100 ! ). Mes seins (en poire d’habitude) ressemblent désormais à deux obus américains pointant vers la terre… Mon mari trouve ça chouette et joli, pas moi !

-Niveau mollets il y a une perte musculaire conséquente mais pas autant que pour ma première grossesse où je n’avais pas le droit de me lever du tout (là j’ai marché régulièrement pour aller aux wc et à la douche et j’ai marché 5 mn par jour dans la maison).

-Drôle de phénomène classé X (Files) au niveau du postérieur : Il est musclé, haut et rond comme jamais ! Allez comprendre ! Je n’ai jamais obtenu un tel résultat quand je faisais 20 mn de squats et 20 mn d’exercices fessiers par jour (ma routine pendant 7 ans, je le rappelle !) Mon mari est content. Il dit « tu as gardé tes petites fesses ». Je dirai plutôt pour le coup que j’ai « enfin gagné des fesses de brésilienne« . Ma seule crainte : que tout cela retombe aux douze coups de minuit… Allez savoir…

-J’ai le coude gauche pelé et en feu (petit tracas positionnel à force de faire de l’ordi dans le lit).

-Le soir, je suis essoufflée et (un peu) angoissée. Heureusement il y a Instagram ! Mon astuce pour m’endormir : lister mentalement tout ce qu’il y a à refaire dans notre maison…

-Quand le bébé a le hoquet je le ressens jusqu’en bas (très bas les filles, si vous voyez ce que je veux dire…) C’est ultra étrange.

-Quand bébé gigote, j’aperçois la trace de sa main ou de son pied sous ma peau et là j’ai peur que tout pète ! :-/

-Enfin j’ai un mal de dos de fin de grossesse terrible qui part du milieu des fesses et remonte jusqu’à mi-dos. Et là il faut me masser encore et encore pour que ça se calme.

Bref, les bonnes nouvelles : dans 2 jours c’est le décerclage (youpi!) et je serai enfin libre d’accoucher quand bébé le souhaite! J’espère franchement ne pas attendre jusqu’à ma DPA qui est le 24 février pour donner naissance à bébé A.  (là je ne tiendrai jamais, je vous le dis tout de suite!!!). La fameuse hémorragie de la délivrance ne me fait même plus peur tellement j’ai hâte que ça se termine… De toutes façons, et quoiqu’il arrive, il faut bien accoucher un jour, on n’a pas trop le choix… Voilà ce que je me dis en attendant « la fin » de cette vaste galère et les débuts d’une nouvelle vie pour nous quatre ! Bien entendu, je vous tiendrai au courant !

 

 

 

 

 

 

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