Idealism Music : « When I Love », cet argumentaire amoureux jazzy-lounge

Idealism Music n’est ni une école artistique, ni un concept musical mais tout simplement le nom de la formation de Brian Adkins, jeune auteur-compositeur originaire du Connecticut, qui sort ce mois-ci un nouveau single intitulé « When I Love ». Vous allez adorer ce son calme, posé, jazzy et ces voix inspirantes et émoustillantes. C’est un bijou… et on en redemande !

Un petit joyau Smooth Jazzy Lounge

Idealism_FB_PicQue dire de Idealism Music, la formation musicale de Brian ? Le jeune homme est discret et quand on lui demande de parler de son parcours musical il répond simplement que « le Temps le fera ». Ses influences ?  » Tout !  » Son procédé créatif ? « Celui qui fait bouger son corps ! » Vous l’aurez compris, Brian est peu loquasse et probablement trop humble. A l’heure où de grands labels produisent des titres plats et mornes comme Waterloo, il y a des gars talentueux comme Brian qui produisent de petits joyaux sonores dans l’ombre et passent presque inaperçus… J’ai donc écouté son travail certaine qu’il y avait là beaucoup plus à dire qu’il ne le laissait entendre… Sa dernière production, qu’on peut qualifier de Smooth Jazzy Lounge, « When I Love », est louable à plusieurs niveaux. Focus sur un titre bien dosé à la mélodie efficace et aux paroles qui aiguisent doucement l’imagination. Une invitation au voyage et à l’accalmie amoureuse pour cette pépite s’inscrivant à la fois dans la compo Lounge classique mais novatrice par sa forme.

Frôlement de house

J’aime beaucoup ce titre car, au-delà de ses sonorités douces et lancinantes et de la voix mi-sucrée, mi-jazzy de la chanteuse, il demeure très carré. Figurez vous une introduction synthé proprette qui évoque d’emblée chez moi les clubs lounge des villes de la côte Ouest, une certaine jeunesse artiste et en vue, un côté un peu « bobo », à la fois très actuel et agréablement désinvolte… Ce son lounge qui sait, par instant – et avant les envolées vocales principalement – frôler un esprit plus « house » est un son de début de soirée qui vise à « chauffer » l’ambiance et à émoustiller les cœurs.

Drums ciselées

La voix masculine de Brian suggère celle d’un Peter Cincotti jeune. J’aime les paroles qui sont à la fois simples mais réalistes : « Quand j’aime je n’aime pas pour longtemps » ou encore « L’amour ne dure pas longtemps, il ne dure pas peu de temps non plus ». Bien entendu tout le titre est construit sur les contraires et sur le Temps qui passe. Dès l’entrée des drums, nettes, fines et très ciselées, la mélodie gagne en rythme d’autant plus que les voix demeurent assez en retrait.

Un jeu de séduction empreint de sincérité

La voix féminine se fait alors écho aux paroles, confirmant les dires du chanteur : « Quand tu aimes, tu n’aimes pas pour longtemps ! ». Bref, on est dans un jeu de séduction lent et décontracté empreint de sincérité. J’aime beaucoup le phrasé atypique de la chanteuse qui permet au titre de gagner des accents de deep house tout en restant dans le registre jazzy lounge. Le jeu des voix homme-femme agit comme un argumentaire amoureux. A 2:20 on note un court silence et une reprise sur un pont commun, un passage en duo très réussi selon moi. L’outro quant à elle déploie le down tempo à son apogée en lui offrant une couleur atmosphérique et intemporelle intéressante. Le titre est un peu court à mon goût. On reste sur sa faim.

Un côté limpide

Pour résumer c’est un très bon single avec ce côté doux et un peu sirupeux cher à la Lounge music. Il y a peu d’expérimentation mais le son est assez futuriste et sophistiqué. Le peu d’instruments et d’effets confère par ailleurs sont côté limpide à l’œuvre sonore. Le refrain est volatile et aérien, ce qui appelle à la relaxation, au lâcher-prise, à l’évocation romantique… Mention spéciale aux nappes d’orgue synthé sur la fin, avec une réverb bien poussée, on plane jusqu’à la dernière seconde. On veut une suite ! Vite !

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