J’ai testé le sketchnoting

Le sketchnoting, cette prise de notes créative

Connaissez-vous le sketchnoting, cette prise de notes créative qui permet de synthétiser une réunion, un colloque, un film ou une intervention grâce à l’emploi d’une présentation écrite et de petits dessins ? Ceux qui l’utilisent se nomment les sketchnoteurs et les sketchnoteuses et leur travaux me rappellent furieusement les notes que je prenais à la fac. Le terme Sketchnoting nous vient de deux mots : Sketch (croquis) et Noting (prendre des notes). Rien de plus simple !

La différence entre des notes avec pictogrammes et le sketchnoting, c’est quoi ?

Le sketchnoteur cherche avant tout à synthétiser visuellement une idée ou un concept. Pour cela il utilise des mots mais aussi des formes, des typographies, des effets typographiques (ombres, biseautage etc.) et des symboles. Cette prise de notes visuelle permet d’organiser les informations reçues en grandes parties et de mettre en exergue les relations entre les items les composant, les liens de résultats, d’effets, de conséquences mais aussi de creuser les idées façon « brainstorming » organisé.

Les applications du sketchnoting ?

Le sketchnoting peut s’appliquer aux textes, aux conférences et colloques, aux présentations, aux films et productions audiovisuelles ou radiophoniques. Pas besoin d’être doué en dessin. Certains livres vous expliquent sommairement comment dessiner rapidement les bulles, les personnages, les émotions qui peuvent composer une planche de sketchnoting. Il ne s’agit pas de faire de l’art mais bien de transformer un mot ou une idée en dessin légendé faisant partie d’une structure globale. Les textes sont courts, accrocheurs, les mots clés sont mis en exergue par des cadres ou des rayonnements façon soleil d’enfant.

Ce que le sketchnoting n’est pas…

Ce n’est pas une page de journal créatif. Ce n’est pas non plus du scrapbooking. Le sketchnoting n’est pas un loisir même si on peut en tirer un certain plaisir et développer sa créativité en le pratiquant. Ce n’est pas du Mind mapping non plus. Ce n’est même pas une mode ! Et concernant ce que je faisais à la fac en prenant des notes (des petits dessins plein la marge), cela s’apparenterait plutôt à du Doodling (griffonnage permettant de gagner en concentration lorsqu’on cherche à retenir un discours ou des pensées complexes). Bon, pour le gribouillage je tiens à rappeler qu’il est prouvé qu’il augmente la capacité de concentration de 29 % ce que même la lécithine de soja avalée en masse avant des examens ne saurait faire !

Alors comment le définir ?

Il découle de procédés de facilitation visuelle. En 2012 Mike Rohde publie The Sketchnote Handbook qui édictera les règles créatives du sketchnoting.

Le principal intérêt du sketchnoting, c’est quoi ?

Le sketchnoting a un intérêt majeur : il permet de faciliter la compréhension de concepts et procédés complexes ou bien fournis en informations. Nous voguons dans un monde surchargé d’images, d’infos, d’intox etc. où il faut penser vite et bien et demeurer productifs. Nous sommes dans un monde où règne l’infobésité. Nous évoluons dans un environnement VICA (Volatilité – Incertitude – Complexité – Ambigüité) qui nécessite des adaptations pratiques et intellectuelles constantes. Le sketchnoting permet de simplifier cet univers en prônant la Simplexité (l’art de rendre simples et compréhensibles des notions très complexes ou très organisées) tout en gardant l’humain connecté au cognitif, à l’émotionnel et au corporel.

Le minimum à connaître pour « sketchnoter »

Vous pouvez apprendre à différencier quelques typographies (avec ou sans empattements, distinguer différentes structures de pages (avec, sans colonnes, avec bulles, sans bulles etc.) et voir comment sont généralement disposés les titres et les sous-titres. Admirer le travail de sketchnoteurs chevronnés vous aidera au début. Regardez également les différents types de bannières qui existent (rectangulaires, avec ou sans fioritures), les différents conteneurs (nuages, bulles de BD), les séparateurs (traits, pointillés, bâtonnets avec volume etc.). Vous pouvez également regarder comment les sketchnoteurs aguerris dessinent les flèches, les puces servant à établir des listes etc. Enfin, regardez comment ils retranscrivent par le dessin simpliste les personnages et leurs émotions.

Alors, au final, le sketchnoting ?

Le sketchnoting est une façon de se poser sur des données et des informations calmement et de manière créative plutôt que de chercher à les assimiler à coup de « par coeur ». C’est aussi décompenser pendant une réunion complexe tout en restant actif et alerte. Il permet de se souvenir de taches importantes à effectuer car les dessins marquent davantage l’esprit que les longues phrases.

Je peux vraiment « montrer » mes sketchnotes aux autres ?

Si vous les trouver trop enfantines, vous pouvez les passer en infographie afin de réaliser de belles présentations logiques et lisibles. Le livre « Travailler avec le sketchnoting » (Akoun, Boukobza et Pailleau chez Eyrolles) vous apprendra à le faire. Il aborde tous les fondamentaux du sketchnoting mais aussi les outils du sketchnoteur. C’est ce livre très bien conçu qui se lit d’une traite qui m’a inspiré cet article ! Alors régalez-vous ! Si vous êtes créatif vous allez adorer !  Comme je me lance dans ma nouvelle activité ces semaines-ci, j’ai regroupé mes idées en sketchnoting. Je ne me sens pas encore au top. J’ai listé toutes les façons de trouver des clients potentiels mais aussi les moyens de m’améliorer dans la pratique de mon activité toute neuve. Le résultat ? Un peu banal… Cela est certainement du au fait que je n’ai pas vraiment pris le temps de me « poser » longtemps. Entre mon travail actuel, ma création d’entreprise, ma famille, la maison et les pleurs de bébé, pas facile de se concentrer. Je vous reparlerai du sketchnoting lorsque j’aurai pleinement exploiter mes idées et fait un bon brainstorming.

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1 Comment

  1. Parfait ce livre ! J’adore mais je me demande si en tant que simple maman il peut me servir ???

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  1. Ce style de mère que je ne peux plus voir en peinture !

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