J’ai traité les autres comme ils me traitent et ce que j’ai découvert est incroyable !

Ce statut de papillon bohème…

Lorsqu’on n’a pas une vie conventionnelle et qu’on évolue, comme moi, dans le milieu artistique depuis 24 ans, il y a de belles rencontres et… beaucoup d’enquiquineurs notoires… Dès qu’on sort un peu du lot (et du troupeau) et qu’on fuit le sacro-saint Métro-Boulot-Dodo on fait des envieux et on favorise le fantasme (« Elle passe à la radio et à la télé, Dieu que sa vie doit être gé-ni-ale! »). C’est parfois positif, parfois négatif, tantôt épanouissant (être jalousée c’est plutôt flatteur !) tantôt frustrant et décevant (surtout de la part de ses amis proches!). Bref, lorsqu’on vit une vie différente faite de productions multiples et pérennes, on s’expose et il devient parfois difficile d’empêcher le fantasme lié à son statut de papillon bohème…

Ces êtres humains salariés tellement « supérieurs » …

Certains de mes proches pensent que – parce que je reste à la maison la plupart du temps – je ne travaille pas. Et ce même si le télé-travail a le vent en poupe en France depuis… hum… 20 ans ! Certains (surtout ceux qui ne savent s’élever qu’en écrabouillant les autres) considèrent donc qu’ils peuvent me juger, me donner des conseils (dont je n’ai rien à faire) ou me regarder de haut car ils suent pour de vrai, eux, et dans un bureau siou plait m’dame ! Et c’est de ceux-là que je souhaite vous entretenir sans animosité ici.

Depuis 20 ans, justement, j’ai effectué un gros travail sur moi-même, comme tous les artistes, afin de m’adapter aux montagnes russes et à ce côté somme toute assez aléatoire de la vie de bohème (Des mois à gagner 4000 euros et d’autres à ne gagner pas plus de 600 euros ; Des rencontres haut de gamme et des rencontres ras-la-moquette : Du glamour et du trash donc… Oui la vie d’artiste c’est côtoyer tout à la fois ! Surtout lorsqu’on dure mais qu’on n’a pas la chance d’être « célèbre » !) Mais dernièrement, arrivant à la midlife, et côtoyant de nouvelles personnes de mon âge, toutes des femmes et toutes des entrepreneuses (asiatiques et américaines pour la plupart) je me sens galvanisée. Les ventes de mes livres sont au top et mon nouvel album promet d’être un petit bijou. J’ai réalisé tous mes rêves, rencontré tous mes mentors et mes idoles, je côtoie des gens que j’admire et me voici bardée de nouvelles amies intéressantes, du coup j’ai décidé de changer un trait de caractère qui m’encombrait : être trop gentille et me laisser (parfois) maltraiter moralement et verbalement par des gens (souvent sans passions, ni talents) jaloux ou se croyant apparemment très supérieurs pour des raisons qui leur sont tout à fait personnelles et dans lesquelles je ne me perdrais pas (par faute de temps mais aussi parce les raisons de leur frustration leur appartiennent).

Ces pieds qu'on ne me casse plus ...
Ces pieds qu’on ne me casse plus …

Très supérieurs ? What’s the point ?

Laissez-moi vous expliquer : dans ma vie d’artiste, je fréquente des gens qui m’encouragent et sont admiratifs de mon rythme de production, de ma positivité et de mon pouvoir de décision et d’action… et d’autres… Ce sont ces autres qui me « gonflent » comme on dit vulgairement. Ce sont ceux qui me considèrent comme une « pauvre » artiste aux rêves inachevés et qui ne voient qu’à travers le porte-feuille : « Quoi, mais tu n’as même pas un job alimentaire à côté ? » « Quoi mais pourquoi tu ne te cherches pas plutôt un CDI si tu ne vis pas assez bien de ton art ? » ou encore : « Je travaille, moi » (sous-entendu : moi je glande toute la journée). Ce sont ceux qui vous jugeront toujours à l’aune de ce que vous gagnez et qui confondent volontiers ce qu’ils font (leur métier) et ce qu’ils sont (le Higher Self, bien que là le mot higher ne soit pas très adapté à leur mentalité). Ce sont ces gens qui donnent tout à leur carrière et qui lorsqu’ils perdent leur job tombent en dépression et enquiquinent tout le monde pendant des mois avec leurs coups de fil nocturnes et autres SOS de terriens en détresse si vous voyez ce que je veux dire… Alors c’est vrai moi je ne donne que 50% d’investissement personnel à ma carrière de compositrice et d’auteur (car j’ai deux enfants et des proches affectivement exigeants) mais au moins je ne m’avale pas d’antidépresseurs… Je ne déteste pas non plus ceux qui agissent, qui accomplissent leurs rêves ou celles qui sont plus jolies, plus jeunes ou plus minces que moi ! Bref je suis heureuse de mes accomplissements, je cherche à côtoyer des gens positifs et inspirants et pas des gens qui marmonnent des critiques dans leur barbe (ou leur double-menton) dès qu’ils croisent un autre représentant de l’espèce humaine ou dès que l’un de leur ami « possède »… Non je connais parfois des petites contre-performances, des revers, des deuils comme tout le monde (j’en ai parlé là RIP Tommy !) mais je me sens bien dans ma peau parce que je sais d’où je suis partie et où je suis arrivée. Je suis fière de mes accomplissements même si je ne suis ni Madonna, ni Amélie Nothomb (ce qui n’était d’ailleurs pas mon but. Durer dans le milieu artistique sans job alimentaire c’était plutôt cela mon objectif. Ne pas abandonner là où tant baissent les bras par simple principe de précaution et dans l’optique d’assurer leur sécurité…).

J’irai je suis allée au bout de mes rêves …

J’ai récemment réalisé que j’avais concrétisé tous mes rêves, que j’avais voyagé dans le monde entier, que j’avais les deux beaux enfants que je souhaitais ainsi qu’un mari aimant qui correspond exactement à mes critères physiques et intellectuels. J’ai réalisé aussi que je possédais tout ce qu’on peut vouloir : ma maison (et sans crédit svp !), un appartement dans une station balnéaire chic, une voiture, des motos (enfin celles de mon mari mais même si je ne conduis pas j’aime profiter de l’arrière de la Goldwing l’été sur la N7…), pas de réels soucis d’argent. Et le fait de réaliser cela m’a ôté toute la pression que les enquiquineurs me mettaient jusqu’ici. Bien entendu cette pression existe toujours mais comme je n’ai plus rien à prouver (surtout avec la sortie prochaine de mon nouvel album –> le premier étant diffusé sur plus de 200 radios américaines, ce qui était un rêve en soi !), je ne m’en préoccupe plus vraiment. Je parlais hier à une amie qui donne des cours de dessin à des petits et qui me disait la même chose : « Tu sais j’ai tout entendu pendant 10 ans mais au final c’est moi qui possède la belle petite famille, la grande maison et le métier relaxant et pas ceux qui me prédisaient le pire, eux ils sont tous en dépression ou en burn-out! »

Bénie soit la midlife où on n’a plus rien à prouver du tout !

A son instar, je n’ai plus envie, à 42 ans, de me faire faire la leçon par des gens qui bossent depuis 2 ou 3 ans seulement et qui voudraient m’apprendre ce qu’est la vie… J’ai donc décidé de sortir, à l’âge où certains sortent du placard, de ma coquille et de ne plus me laisser faire. Cela n’a pas été simple au début car je suis d’une nature très gentille et très empathique. Je me laisse souvent marcher sur les pieds par pure sympathie ! C’est con car pourtant je n’oublie rien. Je n’oublie aucune des réflexions qu’on a pu me faire et encore moins le harcèlement moral dont j’ai pu être victime lorsque j’étais plus jeune et plus fragile. Les gens sont parfois des vautours. Personnellement j’ai perdu le respect de beaucoup de mes proches le jour où j’ai quitté mon job à 4000 euros par mois dans un groupe de presse pour vivre ma passion de la musique et de l’écriture. Comme si mon changement de statut d’il y a 10 ans autorisait les critiques, les réflexions et les conseils mal avisés. Pas de fric, pas de chocolat, c’est ce que j’ai alors ressenti. J’en rigole aujourd’hui.

Récemment j’ai décidé, en tant que rancunière que je suis parfois mais surtout en tant que femme à la midlife qui n’entend plus se prendre la tête, de traiter les gens (pas tout le monde, juste ceux qui sont régulièrement critiques, caustiques et agressifs à mon égard) de la façon dont ils m’ont traité Jadis. J’ai donc décidé, plutôt que de rester discrète, de particulièrement me mettre en avant (un peu à leur manière), notamment en montrant tout ce que je fais, ensuite en racontant tout ce que j’ai obtenu ces dernières années, puis en refusant très clairement les critiques (« Attend Machine, tes critiques je ne veux pas les entendre, merci bien ! « ). Je prends même désormais le soin de ressortir aux emmerdeurs de service les réflexions qu’ils ont pu me faire il y a des années, mot pour mot, et ce que j’ai découvert en agissant ainsi est incroyable !

Je précise le cadre : j’ai décidé de ne plus me laisser faire par les gens qui avaient cette habitude de me critiquer gratuitement. Mon attitude avec ceux qui me respectent n’a pas changé le moins du monde. Je respecte toujours ceux qui me respectent. Par contre je souligne le manque de respect des autres en les renvoyant à eux-mêmes et à leurs propres manquements.

  1. Lorsque vous dites ouvertement et d’emblée aux gens qui commencent à vous déglinguer que vous ne comptez pas écouter cela et que leurs réflexions ne sont pas les bienvenues, que se passe-t-il ? → Ils baissent les yeux, marmonnent quelque chose dans leur barbe et se taisent, tout simplement ! Pour le bien de vos oreilles vous auriez tort de vous priver, non ?
  2. Lorsque vous précisez aux gens exactement ce que vous faites et que vous leur mettez vos productions sous les yeux en étant un brin prétentieuse, que se passe-t-il ? → Ils perdent leurs certitudes à votre sujet et perdent en même temps une partie de leur belle confiance en eux. Ils se taisent et détournent le regard. Surtout s’ils ont un ego développé mais une confiance en soi friable.
  3. Lorsque vous répondez ouvertement à ceux qui vous critiquent : « Tu sais, l’ancienne Moi a disparu. Tu aimais probablement la Céline qui se laissait faire et qui se coltinait les humeurs et les réflexions de tout le monde mais ce temps est révolu tu vois ! Maintenant je suis la seule à décider ce que je prends et ce que je ne prends pas. Alors autant t’y faire tout de suite ! » Que se passe-t-il → L’emmerdeur se tait puis parle de la pluie et du beau temps. Accessoirement cela le blesse tellement narcissiquement qu’il a les larmes aux yeux (mais le cache) ou qu’il rougit. Il sort de sa toute-puissance et se sent passablement dominé et mal à l’aise. Il ne s’agit pas pour vous de « tenir votre revanche » mais plutôt de lui faire comprendre clairement qu’il peut se taire maintenant.
  4. Lorsque vous répondez aux inepties de ceux qui savent soi-disant tout, de cette manière : « Attends, je t’arrête, tu sais ce sont toujours ceux qui sont en surpoids qui te disent comment maigrir et ceux qui n’ont pas d’enfants qui t’expliquent comment éduquer les tiens » que se passe-t-il ? → Ils ne disent plus rien. Ils ont d’un seul coup le sentiment de ne pas être à leur place. Et hop, ils ne se la ramènent plus et deviennent doux comme des agneaux ! Incroyable, non ? Bien sûr il ne s’agit pas de polémiquer avec eux mais juste d’affirmer votre position.
  5. Lorsque vous refaites mot pour mot, sur le ton de la rigolade, une critique à celui qui vous l’a faite auparavant, que se passe-t-il ? → Il ne tente même pas de se défendre et baisse les yeux car il a compris qu’il doit désormais se trouver un autre souffre-douleur (et il en est très déçu). Il se demande qui sera son prochain faire-valoir et ça le préoccupe ! Accessoirement il se dit aussi que sa position n’est plus si enviable que ça. Il se remet en question (s’il n’est pas complètement débile bien-sûr!) et cela l’effraie. Il cogite donc il songe et ne parle plus et cela repose vos oreilles très agréablement !

Il va de soi que le jour où on s’affirme on subit une levée de boucliers ! Imaginez un peu la tête de ceux qui se permettaient des réflexions depuis des années lorsque vous annoncez d’emblée : « Garde tes réflexions parce que celle qui se laissait faire a décidé de ne plus se laisser emmerder par quiconque !  » Autrement dit : « Désormais si tu me cherches tu vas me trouver ! » … C’est très frustrant pour l’autre de perdre définitivement son assise sur vous, son faire-valoir et ses certitudes du même coup ! Mais si vous insistez dans cette démarche, le harcèlement pour que vous redeveniez comme avant ne durera pas plus de 24 heures. Alors soignez particulièrement ces 24 heures décisives et allez-y à fond !

Bien-entendu cette attitude peut être un peu fatigante mais quelle satisfaction de rendre la monnaie de leur pièce à ceux qui vous ont cassé les pieds des années durant. Bien entendu le but de la démarche n’est absolument pas de devenir une teigne, une personne agressive ou méchante ! Il ne s’agit pas non plus de remettre à leur place sous n’importe quel prétexte les gentils ou les gens qui vous respectent !  Le but n’est pas de devenir comme ceux qui vous ont harcelée ! Le but est juste d’affirmer votre nouveau Vous et de bien expliquer à votre entourage que vous ne comptez plus vous laisser faire.

D’ailleurs je vous recommande cet ouvrage que j’adore :

Souvenez-vous qu’à partir de 40 ans c’est la plus belle période de la vie qui commence car vous n’avez plus rien à prouver à quiconque ! C’est aussi l’âge où on décide ce qu’on veut et qui on veut dans la seconde moitié de sa vie ! Un chamboulement mais pas que … Une occasion unique de s’affirmer tel qu’on est vraiment ! A bon entendeur !

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3 Comments

  1. Bonjour Céline, je t’ai découverte aujourd’hui à travers un de tes articles sur les faux amis…un thème qui me préoccupe beaucoup en ce moment vu que malheureusement, ça me touche pas mal et que je suis en plein « nettoyage ».En lisant ton parcours de vie…je suis ravie de me rendre compte que non seulement c’est la meilleure chose à faire mais qu’on en sort encore plus heureuse et épanouie. Ton article rejoint un mantra personnelle que je me répète régulièrement et qui m’aide à éviter de me faire bouffer/maltraiter par la malveillance c’est « aime les autres comme ils t’aiment ». J’accepte les limites (conscientes ou non) que les autres posent et j’avoue que ça m’évite de trop donner ou vouloir donner comme j’avais tendance à le faire auparavant. En tout cas ravie de t’avoir découverte !

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