Du dépouillement subi au dépouillement choisi …

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Pour ranger, commencer par jeter l’inutile …

Il ne se passe pas un jour sans que je ne perde du temps à rechercher des choses. C’est terrible. Plus je range, plus je classe et plus je perds de temps encore et toujours. Quelle serait la solution pour palier durablement à cet encombrement chronique, à cet engorgement pérenne de possessions, à ce trop-plein constant ? En famille c’est plus compliqué encore… Mon mari n’est pas adepte de l’art de l’essentiel, il conserve beaucoup de choses « au cas où »… Mon fils de 10 ans est encore pire : il conserve absolument tout, allant jusqu’à attribuer une valeur affective à des emballages (« Le précieux emballage du sac Nintendo offert par papa l’année dernière… »). Nous voici donc avec une maison de 90 m2 habitables (+un dressing et 1 grenier, heureusement) mais pleine comme un œuf. Et croyez-moi, ces deux-là mettent moins de temps à remplir notre espace vital que je n’en mets à le vider ! Nous sommes loin du design minimaliste !

Faire de l’espace avec le nettoyage de printemps

Trois à quatre fois par an je fais le grand ménage, le tri absolu, le rangement par le vide irrévocable, quitte à « trier » la nuit quand ils sont profondément endormis et à « balancer » en cachette. Non je n’ai pas honte ! Je ne m’en cache pas ! Mais pourquoi est-ce si difficile pour eux de se défaire de choses inutiles (et parfois usées, cassées ou dans un état déplorable selon moi) alors qu’ils se sentent « si bien » quand tout est vide et rangé ?

Lorsque j’ai pris mon premier appartement, à 22 ans, à Périgueux, cela s’est fait très vite. J’étais alors en vacances en Dordogne et un travail m’a amenée à m’installer dans cette ville sans repasser chez mes parents. Je me suis installée avec une seule chose : ma valise de vacances. L’appartement était petit et c’était donc parfait. Ce dépouillement était subi, certes, car je n’avais pas les moyens de faire les boutiques à outrance. Cette année-là j’ai davantage fréquenté les stands de friperies du marché et le Cash Converters du coin que les grands magasins.

Bref, quand la folie du vide me prends, je passe au dépouillement choisi, celui qui apaise l’esprit et tranquilise le corps et l’âme. C’est ma façon à moi de fuir la lourdeur des possessions (avoir, encore et toujours et toujours plus, toujours plus neuf, plus beau ou à l’inverse toujours plus vintage et ancien, toujours plus « collector »…). J’étouffe dans la surcharge, dans la décoration qu’on ne peut – finalement – plus souffrir au bout de deux mois.

Se débarrasser du superflu pour vivre mieux

Le trop plein de choses et l’excès de possessions nous boufferont si nous n’agissons pas vite. C’est pourquoi j’ai décidé de me débarrasser ce mois-ci, en guise de nettoyage de printemps, d’absolument tout ce qui ne m’est plus utile ou qui ne présente une valeur affective vraie et forte. Cela passe par un tour dans le dressing, un tri des affaires de bébé déjà trop petites, un passage sur ebay où je mettrai tout ce bazar en vente, par lots pas chers, du moment que ça nous débarrasse en me remboursant les heures passées !

Posséder est une tache difficile, plus difficile que de ne rien avoir. Oui jeter est ma thérapie, thérapie qui m’aide à faire le vide en moi pour de nouveaux projets. C’est du temps de gagné car lorsqu’on possède moins on fait du même coup moins de ménage. Oui le désir de posséder prend du temps et bouffe nos plus belles heures !

Abandonner l’envie de posséder

Il nous faudrait, pour être pleinement heureux, abandonner l’idée de posséder ce qu’on n’a pas, ce serait une économie d’argent et un gain de temps non négligeables. Moins de choses, moins de dettes, moins de stress, moins de jalousie (« Tu as tout ? Moi j’ai le luxe de ne rien avoir à part ma spiritualité lol. Je fonde ma vie sur la réalité, l’action et le concret plutôt que sur le matériel »).

« C’est quand je possède moins que j’ai moins de soucis » disait Sainte Thérèse d’Avila… Je ne peux m’empêcher de penser à certaines de mes vacances en Grèce : partie avec un petit sac à dos contenant une serviette de plage, deux shorts, trois tee-shirts, des tongs, un maillot de bain, une petite trousse de toilette, une trousse de secours et un appareil photo, l’infini de l’Egée devant mes yeux et ce sentiment de liberté. Voyager léger aussi est un luxe !

Oui chacune de nos possessions nous coûte bien plus que son prix réel, d’où mon envie de dépouillement choisi, de vivre dans un espace clair et peu meublé où penser est possible sans idées parasites liées à l’image d’objets se multipliant à l’infini. L’argent permet beaucoup de choses mais nous donne cette horrible opportunité de s’encombrer la vie avec du superflu. Revenir à l’Essentiel pour cultiver le Sens réel de la vie et de l’Évolution plutôt que de faire croître autour de nous des objets toujours plus marketés, toujours plus chronophages …

 

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