L’aventure du nouvel album studio …

C’est fait ! Hier j’étais en studio tout l’après-midi pour enregistrer les nouvelles chansons de mon nouvel album. Chez Jacky, sur IDF1 (voir ici) j’avais annoncé qu’il se nommerait « Tupelo » comme la ville natale du King et comme le premier single qui en est extrait (voir ). Mais plus les « tracks » sont finalisés, plus mes chansons sonnent 60’s. Je suis une grande fan de Tim Buckley, de Bob Dylan et d’autres, j’aime le son vintage et ce qui devait être un album folk « western » tourne tout à fait à la folk US et anglaise des années 60. Influences quand vous nous tenez !

Donc voilà, mon second album studio ne se nommera pas Tupelo car il pourrait y avoir confusion avec le single homonyme, et peu à peu se distingue un nouveau fil rouge : la dualité des émotions (merci au blogger qui a écrit cette revue dernièrement et m’a grandement inspirée ce nouveau fil rouge), le péché et la rédemption.

Bref, vous le sentez je suis fort inspirée et pour la première fois de ma vie (je mens un peu : cela fait plusieurs mois que j’ai remarqué ceci chez moi, peut-être depuis la naissance de mon second enfant et une grossesse alitée), j’arrive à imposer mes envies de son, je me corrige toute seule et surtout : je n’écoute plus l’avis des autres (pour la plupart des gros jaloux ^^)

Hier j’ai enregistré mes chansons en « une fois », d’un trait, en évitant de modifier des choses et en favorisant la spontanéité au détriment d’une perfection que je ne trouve jamais très naturelle (trop parfait = beaucoup beaucoup de retouches en studio… Si si, je vous assure et cela vaut pour les plus grands à l’exception de quelques « aliens » surdoués).

J’ai enregistré Longboards Road, une belle ballade country qui parle de surfeur disparu, Down in the traffic jam une chanson très jazzy, très bluesy comme je les aime, Betty Midnight en version très rockabilly et enfin The ballad of Henry Dean (chanson qui évoque naturellement les collines du Colorado…)

Je commence à cogiter à la suite car j’ai encore 8 chansons à travailler et à enregistrer, au mix et au mastering (studio réservé du côté de Sydney), au shooting photo pour la pochette (je sais exactement ce que je veux), au lancement qui cette fois-ci se fera en Angleterre (un gain de temps énorme), aux festivals de l’été et à la promo.

Un nouvel album est un moment intense en relations. Nouveaux arrangeurs, nouveaux musiciens, visages connus, tout le monde collabore pour un temps et même si cette effervescence est éphémère, elle demeure stimulante. Il y a les noms d’avant qui sont toujours là sur lesquels on peut s’appuyer et ceux qui ont abandonné l’aventure et qui le regrettent peut être parfois. Quelle que soit son issue, une telle aventure musicale est dynamisante, enrichissante. Tout le monde ne peut comprendre cela. Il s’agit de se laisser porter par un thème, un sujet, des musiques, des idées et des envies, ceci au quotidien sur un long laps de temps.

Si le lancement de mon premier album et la promo de deux ans qui a suivi m’ont laissée hyper fatiguée, cette fois-ci il y a moins d’écueils dans la conception et moins de tensions. Paris-Memphis m’a beaucoup appris aussi au niveau relationnel. Je fais de bien meilleurs choix aujourd’hui, j’anticipe le bassiste lève-tard qui vous plantera au prochain showcase ou ne sera jamais là quand vous avez besoin de lui…

L’album, voici un objectif de plus à tenir cette année (je viens de terminer ma formation professionnelle par ailleurs, un gros challenge aussi). Alors il y aura peut-être moins de posts ici (mais rien n’est moins sûr).

Autre challenge : notre déménagement et changement de vie (forcément ça va aller avec !)

Voici une belle année qui a débuté dans la créativité avec un superbe bébé et se termine dans la créativité avec la conception d’un album qui me ressemble !

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