Maman, femme fatale …

le livre d'Ari Boulogne, fils de Nico

Le livre d’Ari Boulogne, une lecture émotionnelle et passionnante

Il y a des livres que je repère lors de mes pérégrinations et que je me promets d’acheter et de lire … un jour. Puis la vie s’écoule tranquillement, au rythme des semaines, des mois et des années… Et ces livres, par faute de temps, ne figurent jamais dans ma bibliothèque. Parmi eux, il y en a un que je m’étais promis de lire il y a plus de 10 ans. Je suis laborieuse avec toutes mes activités et j’ai un peu honte là… Celui d’Ari Boulogne, dont une amie m’a reparlé, se trouvant dans la même douloureuse situation que l’homme. A savoir un papa célèbre ne souhaitant pas la reconnaître.

Les blessures de l’enfance

A Noël, j’ai eu besoin de me poser et de laisser de côté pour la musique, l’écriture, ma reprise d’études et les blogs. On oublie vite à quel point la lecture est inspirante, vivifiante… J’ai donc commandé le fameux livre d’occasion. Ceci pour la modique somme de 0,75 cents… Un prix qui ne reflète aucunement sa valeur émotionnelle. Et j’ai pris mon temps. Pour une fois.

Ari Boulogne, fils de Nico, la « Femme Fatale » (mannequin, égérie de Warhol et de tant d’autres, chanteuse infatigable du Velvet Underground) et d’Alain Delon (qui ne le reconnaîtra jamais) regroupe dans L’amour n’oublie jamais ses souvenirs d’enfance. Des blessures, des déchirures rédigées avec la grâce évanescente et la plume volontaire d’un poète maudit. De sa séparation avec sa mère entre ses 6 et ses 17 ans, de sa vie de bohème,  de sa relation à sa grand-mère, mère de Delon, qui a tout fait pour le faire adopter par son conjoint, Ari Boulogne raconte tout… Ses voyages, les tournages auprès de Nico, ses premiers amours… Et enfin sa vie à Manchester et à New York… Ses plus précieux souvenirs, ceux de La Factory où Andy le prenait sur ses genoux et dont il était devenu la Mascotte…

L’enfant errant …

Je ne vous raconte pas tout. Tout le reste est dans ce livre à découvrir et à redécouvrir encore… Comme la triste fin de Nico également dite Déesse de la lune (The Moon Goddess). Cette chanteuse en tournée permanente qui vivait pourtant sans le sou, quitta ce monde après une chute à vélo, sur une route d’Ibiza. Une fin qui déchire le cœur autant que le parcours chaotique d’un enfant « errant » qui ne trouvera jamais sa place dans sa famille adoptive et par prolongation dans une société. Une société tellement bien construite qu’elle renie souvent, à la base, les âmes artistiques et tourmentées.

Que retiendra-t-on de ce livre ? Les blessures de l’enfant qui prennent toute la place, emplissant dangereusement son univers et son mental ? Les manœuvres désespérées et répétées d’une grand-mère en soif de surpasser la Mère originelle ? La bonté d’un grand-père partant à la pèche avec son « Titi » adopté ? L’absence d’un père biologique qu’on jugera comme le mérite un beau salopard (bah oui, forcément …) ? La drogue, les arts ? Je dirais surtout l’Amour réciproque et sublimé, d’une mère pour son fils, un amour absolu, grave et léger à la fois, et totalement intemporel.

L’envers du décor

Le livre d’Ari Boulogne est à recommander -surtout- à tous ceux qui n’en ont jamais assez. A ceux qui râlent pour un oui, pour un non, qui ne savent apprécier les petits bonheurs de la vie. A ceux qui envient les stars et les célébrités et leur univers de paillettes… Car il leur montrera probablement « l’envers du décor ». Pour les autres, j’irai jusqu’à parier que vous trouverez votre quotidien infiniment beau et doux après la lecture entêtante de ces tranches de vie pleines d’émotion. Tranches de vie que l’on parcourt, la gorge serrée, comme autant de crève-cœur…

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