Lego Batman le film, ma critique

Lego Batman le film, critique Mère / Fils

Cela fait quelques mois maintenant que Noé, 11 ans, et moi nous avons décidé de nous accorder un peu de temps tous les deux. Depuis l’arrivée de bébé qui vient de fêter ses 12 mois, Noé a besoin, de temps à autre, de retrouver sa place d’enfant « unique », ce qu’il a été pendant 10 ans. Donc depuis quelques temps on se fait des petits cinés, rigolades et sucreries à l’appui. Et ce mois-ci le film visionné c’était Lego Batman le film.

Un début sur les chapeaux de roues

La première impression est plutôt mauvaise. Lego Batman le film débute avec beaucoup de sons, beaucoup de bruits, des images qui défilent à 100 à l’heure et là on se demande même si les petits présents (2 ans pour le plus jeune) arrivent encore à fixer l’écran. Bref, les 5 premières minutes me collent le tournis et la nausée. C’est du Batman : speed et sombre, saupoudré de musique hard rock avec un humour noir qu’on a pris soin d’adapter aux plus jeunes.

Heureusement ça se calme

Heureusement tout ça se calme au bout de cinq minutes et là on peut enfin se concentrer sur un semblant d’histoire : Batman est victorieux, beau, riche mais désespérément seul. Il n’a ni copine, ni famille et se barricade sous son costume noir, blindant son cœur, se protégeant de toute émotion positive ou négative. Son grand plaisir : déguster son homard tout seul le soir et checker son dressing avec son majordome… Pauvre petit Batman riche ! Lego Batman le film, psychologiquement parlant, ça m’évoque Gatsby le Magnifique !

L’amour enfin !

Batman rencontre enfin une jolie policière et hop c’est le coup de foudre ! Mais ce vilain problème psy lié à son profil mi-égotique, mi-manipulateur se manifeste à chaque fois qu’il tente de l’approcher… Cerise sur le gâteau : en niant toute relation même de haine avec le Joker, Batman s’attire les foudres des plus grands méchants de l’univers… C’est sur cette problématique très égocentrique que se fonde Lego Batman le film.

Une famille adoptive

Mais bientôt Batman découvrira que les liens du sang ne sont pas si importants. Il comprendra qu’on peut faire de qui on veut (ou presque) sa famille… Adieu le complexe d’abandon. Fin du deuil compliqué de papa et maman disparus trop tôt… Mouais… Tout ça c’est très gentillet. Et ça colle probablement jusqu’à 6-7 ans, après ma foi, c’est utopique de croire qu’un enfant de 10 ans nourri à Minecraft et au Seigneur des Anneaux va accrocher à Lego Batman le film.

Astuce pour séduire les parents

C’est vraiment très couru dans tous les derniers films d’animations qu’on a vu en duo Mère/Fils : mettre de la bonne Zik des années 80 en fond sonore pour draguer les parents nés entre 1975 et 1980 (pas encore séduits par ce qui défile à l’écran). Notons que Lego Batman le film débute sur une maxime signée M.J alias Michael Jackson, King of the Pop : « If you want to make the world a better place, take a look at yoursefl and make a change » (Man in the mirror). En somme : « Si tu veux changer le monde commence par te regarder dans une glace et change-toi en premier ». Bon donc on a du MJ et même du Wham et du Rick Astley… Ce qui relève très moyennement la sauce qui décidément ne prend pas.

Bilan

Moyen, moyen tout ça. Non je ne suis pas emballée par Lego Batman le film même si ce moment Mère/Fils m’a permis de me boulotter des tas de spaghetti acidulés à la fraise et une moitié de Bounty (arrosé de Cherry Coke comme aux US). Ce qui compte pour nous c’est plutôt l’instant partagé que le film, et heureusement. Nous revenons bientôt avec une nouvelle critique qu’on espère bien meilleure.

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