Les jaloux, les profiteurs et les trop rares « vrais amis » …

Petit article ce matin sous forme de « coup de gueule ». Lorsque j’ai débuté « officiellement » comme Parolière, il y a 8 ans, dans le milieu musical parisien (mon territoire d’action s’est heureusement étendu depuis, ce qui me permet de varier les styles, les plaisirs et de travailler aussi avec des musiciens étrangers), j’ai rencontré deux chanteuses charmantes et « installées » qui m’ont tenu (à peu de choses près ) ce discours : « Tu vas voir, quand tu vas faire tes premiers disques pressés, tes premières scènes, tes premières radios et télés tu vas perdre 95 % de tes amis ! » Cela m’a alors paru, du haut de mes 29 ans vraiment « réducteur »… Puis j’ai rencontré d’autres chanteuses et musiciennes dans le cadre de mon activité et ce discours s’est re-présenté à moi, encore et encore comme un leitmotiv. Personnellement je n’y croyais pas du tout,  jusqu’à la sortie de mon premier disque.  Après tout vos amis sont sensés se réjouir de vos succès même les plus minimes. Mais tous ceux qui me tenaient jusqu’alors ce propos : « Il faut t’accrocher hein ! Nous on est certains que tu vas y arriver ! On serait si heureux de t’entendre à la radio, tu le mérites etc. » ont soudainement disparu de mes écrans radars. Certains l’ont fait suite à une petite crise « égotique » comme on dit (Me cherchant des poux sur des mots que j’avais pu prononcer ou s’offusquant que je ne suive pas leurs précieux conseils,  entendez par là — >Arrêter de m’exposer publiquement tout de suite ). D’autres ont commencé à m’ignorer, ne répondant plus à mes messages, ne répondant plus à mes emails, se retirant d’eux-mêmes de mes réseaux sociaux… comme si la vue d’une  » Céline exposée » leur était intolérable…

Les collabs égotiques

Ce phénomène de « rejet » face à celles et ceux qui Osent faire, Osent dire et Osent s’exposer s’est également confirmé parmi mes collaborateurs musicaux (combien d’arrangeurs aiment vous vendre des arrangements mais ne tolèrent pas ensuite de vous voir les utiliser sur scène ou à la télé sous prétexte que « Non, décidément » vous n’êtes pas prête ! … Combien d’arrangeurs se mettent à vouloir vous diriger comme si vous étiez leur « chose » et s’ils étaient vos producteurs (Attention, un producteur est celui qui met un bon paquet d’oseille sur la table à votre place pour produire votre musique, l’arrangeur, lui, vous demande de l’argent pour embellir vos musiques, il y a une nette différence ! Non ? )

Les collabs egoless

Heureusement il y a aussi des collaborateurs « egoless », sympas et très heureux de vous voir utiliser publiquement le travail auxquels ils ont activement et positivement collaboré. A l’instar du premier qui m’a aidée à concrétiser mes projets et avec qui je travaille toujours aujourd’hui qui a eu le « toupet » (selon les autres, no comment…) de me dire que « C’est en allant au charbon qu’on apprend ! »

Ceux qui marquent leur territoire sur vos créations

Et puis il y a ceux qui collaborent vaguement à ce que vous faites moyennant finances et qui vous obligent par la suite à mettre leur nom partout comme pour « marquer leur territoire » comme le chien qui se fait tous les lampadaires de la ville. Ce qui donne des génériques de clips de cet acabit :

 » Réalisation : Didier Ducon

Éclairage : Didier Ducon

Effets spéciaux : Didier Ducon

Maquillage : Didier Ducon

Costumes : Didier Ducon

Prêt du lieu de tournage : Didier Ducon

Paroles et musique : Céline Schmink

Merci à : Olivia Ducon pour la restauration, Benjamin Ducon pour l’infographie, Cindy Ducon pour sa simple présence…

Merci encore à la petite ville de Ducontown, admirablement gérée par Monsieur le Maire Didier Ducon …

Crédits photos : Fotolia. Sauf photos d’extérieur crédit Didier Ducon  »

Et de se plaindre ensuite que vous ayez osé dire « ça fait pas un peu beaucoup de Ducon, quand même ? » …

Chose incroyable : lorsque le clip commencera a être vu, Monsieur Didier Ducon regrettera encore de ne pas avoir participé aux paroles et à la musique et tentera de vous faire céder pour que vous l’ajoutiez à ce poste… Sacré Didier, hein !

« Médecin, guéris-toi toi-même ! « 

Et puis il y a ceux que vous connaissez depuis 10-15 ans qui vous ont connu dans la galère, avec un petit job alimentaire à côté de votre « art » (car pour eux ce que vous faites n’en est point!) et qui ne comprennent absolument pas comment on peut passer d’assistante psychologue ou d’hôtesse d’accueil à rédactrice puis à « Auteur-compositeur-interprète sociétaire de la SACEM » et qui vous font payer au centuple votre « audace » en vous critiquant à qui-mieux-mieux et en tentant de vous décourager … et piquent leur crise lorsque, malgré leurs profonds avertissements, vous osez continuer ! Ce qui est assez drôle là-dedans c’est que dans mon cas ceux-là exerçaient tous un métier de développement personnel comme Psychologue, Coach de vie, Psychothérapeute etc. Le simple fait de ne pas accepter sans rancœur et jalousie la simple évolution professionnelle des autres pose la question de leur légitimité ! Où a-t-on vu un psychologue qui tape une crise de jalousie quand un de ses amis passe à la télé ? Pas chez Freud, en tous cas… A moins que finalement leur psychologie ne se rapporte qu’à ce que l’on nomme vulgairement la « psychologie de comptoir » (ou de pilier de bar, ce fameux « weirdo » comme disent les américains, qui boit et philosophe sur le monde derrière sa dixième Guinness…).

Ceux qui deviennent artistes dès que vous passez à la radio ou à la télé …

Parmi les amis de 10-15 ans, je note aussi les nenettes un peu ravagées qui vous recontactent dès que vous passez à la radio ou à la télé et que vous le faites savoir sur vos réseaux, en affirmant : « Tu sais, moi je joue très bien de la guitare si tu as besoin » et qui s’offusquent lorsque vous répondez : « Tu sais Machine, le guitariste professionnel américain avec qui je travaillais jusqu’ici, le studio d’enregistrement m’a demandé de le remplacer car il n’était pas un guitariste dit de studio et n’arrivait pas à tenir le tempo … Musicien de studio c’est un métier ma cocotte ! «  qui vous répond : « Oh moi je disais juste ça pour t’aider » (là vous hésitez à répondre : « C’est bon, merci Colette mais euh, comment dire,  j’ai déjà un des guitaristes de Springsteen pour m’aider… ») Et de vous faire une grosse crise égotique la semaine suivante à base de : « C’est bon, je n’ai plus envie d’avoir de tes nouvelles de toi et de tes brillantes carrières artistiques, perverse ! «  Là vous commencez sérieusement à vous remémorer le discours des deux chanteuses sympas dont je parlais au début et résonne dans votre tête leur fameux : « Tu vas voir, quand tu vas faire tes premiers disques pressés, tes premières scènes, tes premières radios et télés tu vas perdre 95 % de tes amis ! »  Et si c’était vrai ? Pourtant, vous n’osez toujours pas y croire …

Parmi les amis de 10-15 ans, il y a le cas Paulette. Une nenette qui se glorifie de vendre ses ronds de serviettes « homemade » sur Etsy jusqu’à Los Angeles mais qui vous demande, à chaque fois que vous la croisez : « Mais comment tu fais pour passer à la radio et à la télé ? Tu es pistonnée ou quoi ? «  Et qui se désespère lorsque vous lui dites que vous aimeriez tant l’être mais que, hélas, vous devez vous débrouiller toute seule pour vous vendre, et cela régulièrement… Alors vous repensez à cette blonde chanteuse qui pleurait sur votre épaule en vous disant : « Mon mec m’a larguée car il n’a pas toléré que je signe chez B… car lui est guitariste et ne s’en sort pas ! «  et encore « Ma meilleure amie me déteste depuis que j’ai chanté dans le clip de M.B… et que je suis passée, avec lui, sur TF1 » Et là vous vous dites : « Mince! A mon petit niveau, c’est la même chose ! «  Et de trembler pour la suite, donc…

Exit les gros jaloux donneurs de leçons bidons …

Il y a une semaine, je suis tombée malade. Après que le médecin ait trouvé chez moi une hernie du nombril due à la grossesse (galère !), j’ai chopé du même coup une angine, une rhino, une sinusite et l’une de mes dents de sagesse s’est remise à pousser me faisant atrocement mal. Je n’avais pas été malade depuis quelques années, bien avant la production de mon premier album en 2013… Chez moi la maladie est psychosomatique. Le fait que je tombe malade est presque toujours signe que je suis entrain d’atteindre la maturité dans un domaine ou la finalité d’un projet. C’est un inconscient sabordage que j’ai décidé de surmonter cette fois ! Effectivement il ne me reste plus que 1 module à valider de la formation longue que j’ai entreprise à la naissance de bébé et les propositions musicales US et Angleterre affluent actuellement. Je dois aussi être en studio bientôt pour enregistrer mon nouvel album dont la pré-prod touche à sa fin. J’ai donc décidé de mettre de côté DÉFINITIVEMENT les donneurs de leçons, les gros jaloux et les râleurs jaloux. J’ai fait du ménage sur mes réseaux sociaux et comme l’adversité me challenge toujours j’ai commencé à écrire 2 chansons avec 2 musiciens américains différents. Ces chansons n’iront même pas dans un album. Elles viendront juste enrichir mes sessions musicales acoustiques, celles que j’aime réaliser avec des musiciens sympas et des amis aidants. Je suis comme ça : quand on me freine, je mets un grand coup d’accélérateur, lorsqu’on voudrait que je renonce alors je m’investis encore plus en disant aux empêcheurs de tourner en rond : « Merci! ».

Je me suis, tout de même, donnée une semaine « au lit », tasse de thé à la main toutes les 30 minutes, pour me rétablir tranquillement, en ayant ras-le-bol de me dépêcher de terminer ce qui a été commencé, tout cela pour prouver à certains que « oui, j’avance ». Je me suis souvenue du conseil personnel que m’avait donné il y a deux ans un chanteur mondialement connu, au tube international : « Tu sais Céline, le succès ce n’est pas un grand succès rapide, c’est un enchainement de petites réussites personnelles qui, au bout d’un moment, ne s’arrêtent plus d’intervenir dans ta vie ». Et « Quand on commencera à te jalouser et que tu commenceras à perdre tes meilleurs amis, sois certaine que tu seras lancée ! «  Je me suis mise à rêver à l’Agent parfait, celui qui ferait un peu les choses à ma place (démarcher les radios, les télés etc.) et me faciliterait la tache.

Les vrais amis

Sur ce, le téléphone a alors sonné. C’était l’un de mes amis d’enfance, un ami depuis 32 ans, qui a adoré mon premier album. Son discours ? « Non, franchement, ta musique, c’est pas du pré-mâché de midinette, on va court-circuiter le système et faire mieux connaître ton boulot auprès des gens atypiques comme toi ! ».

Puis mon amie S. que j’avais perdue de vue depuis 3 ans, m’a téléphoné à la suite pour me féliciter car elle m’avait vue à la télé. Depuis on a repris nos petites habitudes de se téléphoner tous les deux jours. S. est malade et pourtant c’est le positivisme incarné !

Quant à L. qui a un don pour la réalisation vidéo, il m’a proposé de se coller à la scénarisation de mon prochain clip, juste comme ça pour m’aider un peu.

Pour conclure, les vrais amis sont rares. L’exposition à un public permet de déceler les faux-amis, ceux qui sont tordus et jaloux et permet aux vrais amis de vous offrir leur aide sincère et désintéressée.

Ils font partie des fameux 5% qui resteront au long du chemin. Après tout, Hollande termine son mandat avec 4% de suiveurs. Cela laisse de l’espoir, non ?

 

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1 Comment

  1. Impressionnant article ! En France, il est difficile de réussir ! C’est bien connu ! Pour évacuer le tout, je me suis inscrite à la salle de sport de la teste de buch ! Et ça me permet d’évacuer toutes mes frustrations :)

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