Les petites nanas de Murakami

Les jeunes et chics muses de Murakami

OMG! Cela faisait si longtemps que je n’avais pas lu un livre aussi sobre et frais à la fois ! Le genre de top mix qui vous fait rêver d’un Japon à la fois trad & follement estudiantin, d’un univers dépouillé mais aussi goûteux qu’un croquembouche bien sucré des années 80… J’ai vraiment pris plaisir à me dématérialiser de mes nouvelles Ugg (série limitée SVP) pour gagner mentalement les petites banlieues nippones décrites par Murakami. Et ceci chaque soir pendant une longue semaine (le temps me manque alors je lis par bribes). Et franchement maintenant que je referme le livre, je n’ai qu’un seul regret : celui d’avoir trop vite consommé le dernier mot ! Et d’avoir quitté à jamais les très chics muses de Monsieur Murakami, Haruki de son prénom, fan de flippers vintage (nécessairement!) et de bars mi-glauques, mi-lumineux, tout en clairs obscurs donc, où officient et refont le monde un ancien étudiant démissionnaire et nanti et un chinois bien intégré qui aime le blues ou le »seuil » du rêve éveillé que nous promettent Ecoute le chant du vent et de Flipper, 1973

Ce Japan Trad & Estudiantin

Donc voilà l’horrible vérité : pendant que bébé dormait profondément dans son petit lit et que Chéri matait sa série favorite en bas, moi je me réfugiais sous la couette munie de mes grosses lunettes preppy à souhait (mais qui me font des yeux de merlan frit, hélas !) et de ma lampe torche pour retrouver la juicy sphere de Murakami autant que ses petites nanas qui me rappellent, guess who ?, moi à 20 ans ! C’est vrai, je suis blogueuse et attirée par les belles choses, le maquillage et les chouettes intérieurs… mais la lecture de ce livre m’a insufflée l’envie vivace (et vorace) de prendre la place d’une nenette brossée par Haruki, de me mêler – juste une fois, please – à cette ambiance estudiante post 70’s, un bloody mary entre les mains, adossée à un bon vieux flipper comme on n’en fait plus.

La robe smoking et les pataugas

J’ai adoré « la femme » du Rat. Celle qui possède peu de fringues mais que de la très grande qualité et peu de lingerie mais seulement de la lingerie de très bon goût, solide et attrayante à la fois, de celles qu’on laisse négligemment sur une chaise de rotin blanc et qui vous fait l’effet d’une oeuvre d’art zen ou d’un Instagram carrément Hygge ! Cette jeune femme, probablement foutue comme Jane March dans l’Amant, qui est tellement mince qu’une simple robe-smoking (vous savez cette robe qui imite une veste de smoking masculin et dont les deux côtés sont cousus en décalés au milieu comme si vous aviez juste enfilé une veste d’homme au dessus de votre totale nudité) et une paire de pataugas used suffisent à l’habiller, que dis-je ? à la sublimer avec classe…

Ces jumelles à l’esprit léger et reposant …

Et puis surtout j’ai craqué sur les jumelles, celles qui se sont installées par hasard chez le Héros qui les « a gardé » comme on recueillerait chez soi deux chiots trouvés dans la poubelle. Les jumelles me plaisent ! J’en ai connu qui avaient l’air à peu près aussi « connes » mais beaucoup moins subtile et fêlées au final. Celles de Haruki n’ont pas trop de cervelle mais posent des questions justes et pertinentes (« A quoi sert un tableau électrique? ») Elles aiment les plaisirs simples comme se promener sur un terrain de golf la nuit ou boire du café toute la journée. Mais surtout, elles sont minimalistes et n’ont pas besoin de se peler la lecture du bouquin de Marie Kondo pour apprendre à ranger leur intérieur. Cela parce qu’elles ne possèdent rien mis à part un grand sweat shirt chacune. Cette pièce minimaliste ne portant qu’une inscription sur le devant (un numéro, 208 pour l’une, 209 pour l’autre), gagné au supermarché du coin un jour de promo, constitue leur unique garde-robe et elles en sont très fières ! Alors pendant que leur « hôte » travaille à traduire des textes japonais vers l’anglais et le français, elles, elles trainent à la maison où elles cuisinent quand même un peu pour lui.

L’engin à la bonne place

Non, elles ne couchent pas avec lui qui dort entre elles deux mais n’hésitent pas, tout de même, à lui toucher l’engin de temps à autre, juste pour voir « s’il est toujours à la bonne place », simple vérification de routine. Et puis surtout, j’aime le passage où elles nettoient leur unique sweat shirt, de façon hebdomadaire, le dimanche uniquement. Elles le lavent dans le bain et le font pendre à la fenêtre, se promènent nues dans l’appart, en attendant le séchage total. Quand les deux sweats se balancent sur le fil à linge du balcon, il y a ce little « something in the air » moelleux comme un cup cake vanille et épicé comme un Docteur Pepper bien frais. C’est mon avis.

Bref, je vous recommande chaudement la lecture apaisante et attrayante de XX. Elle pourrait bien vous faire aimer follement… tout ce que vous possédez déjà ! Le double effet kiss cool de l’Art si intimiste et profond de Murakami !

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