Nina Kotova : un Tchaikovsky aiguisé et luxuriant

Comme chaque semaine, je vous parle de l’une de mes plus belles découvertes musicales. J’ai eu le bonheur et la joie d’écouter en avant-première le tout nouvel album de la violoncelliste Nina Kotova. Bien-entendu n’étant pas critique de musique classique, je vous en parlerai avec ma plume de blogueuse française et ma sensibilité d’auteur-compositeur de style actuel. Quoiqu’il en soit je ne pouvais pas passer à côté de cette success story musicale comme je les aime tant ! La jeune femme dont je vais vous entretenir est russo-américaine et elle affiche un parcours artistique sans faute, on ne peut plus varié, riche et perfectionniste. Gramophone l’a définie comme une « artiste solide et singulière ». Nina Kotova a également été saluée par le Los Angeles Times comme un « talent méritant d’être reconnu, équilibré, spirituel et plein de grâce ». Focus sur la bio d’une musicienne semblant tout droit venue d’Eden et lumière sur son nouvel opus, bien-sûr, édité par Delos Music : « Tchaikovsky » où elle évolue devant le Tchaikovsky Symphony Orchestra sous la direction du très réputé chef d’orchestre Vladimir Fedoseyev.

Un destin hors du commun

Nina Kotova n’est pas une musicienne comme les autres. Son parcours et son destin hors du commun font d’elle une artiste privilégiée et respectée dans le monde de la musique classique. C’est l’une des violoncellistes les plus talentueuses de sa génération. A l’entendre jouer on comprend le sens du terme Sensibilité artistique et du mot Précision. Car une fois le bagage musical, souvent déjà énorme chez les musiciens trentenaires, acquis, encore faut-il savoir se libérer de l’apprentissage théorique pour vivre librement la musique léguée par quelques-uns des plus grands compositeurs du monde… C’est un défi qui demande à la fois une adaptabilité élevée mais également, et de façon contradictoire, énormément de lâcher-prise et de confiance en soi. S’approprier une mélodie, la faire sienne, tout en restant dans l’esprit de la pièce originale, c’est un challenge que relève au quotidien Nina Kotova, elle qui s’est produite comme soliste pendant de nombreuses années avec les plus grands orchestres symphoniques du monde et qui a fait de nombreuses tournées notamment aux USA, en Asie, au Royaume Uni et un peu partout en Europe. Son histoire fait rêver… Lisez la suite !

Une habituée des familles royales

C’est à 11 ans à peine que cette déjà grande dame de la musique classique joue pour la première fois avec un orchestre sur la célèbre Place Rouge de Moscou. Son premier public, subjugué ? La famille impériale du Japon ! Nina Kotova débute dans la grandeur et la décadence et n’a pas un caractère à faire les choses à moitié car peu de temps après c’est devant une autre famille royale, encore plus célèbre peut-être, qu’elle se produit… à Buckingham Palace si vous voyez ce que je veux dire. Elle jouera également dans les lieux les plus emblématiques du globe comme au mythique Carnegie Hall de New York, à La Fenice à Venise, la Cité interdite de Beijing ou encore la Philharmonie de Berlin.

Co-fondatrice du Festival Del Sole de Napa Valley

Niveau Collaborations, on ne les compte plus. De Joshua Bell à Sir james Galway, de Sarah Chang à Lang Lang… De très célèbres musiciens ont joué à ses côtés. Nina Kotova fascine aussi le milieu de la mode. Elle, Vogue ou encore Harper’s Bazaar se sont intéressés à son travail, à sa vie, à son style. Mais ce n’est pas tout. La femme est également une créatrice et a un cœur pour les jeunes artistes émergents : elle est la co-fondatrice du Festival Del Sole à Napa Valley, en Californie.

De Trent Reznor à Sting

Niveau Productions musicales, elle a la chance d’avoir signé pour de nombreux albums. Cerise sur le gâteau, elle s’est produite aux MTV Music Awards aux côtés de Trent Reznor, emblématique chanteur de Nine Inch Nails, mais a aussi côtoyé professionnellement le chanteur Sting. Un talent versatile qu’on ne peut pas ne pas remarquer donc…

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Compositrice avec un égal bonheur

Nina Kotiva ne fait pas qu’interpréter elle est aussi une grande compositrice. Elle a écrit de nombreuses œuvres pour violoncelle et pour orchestres. Lors de la présentation de son premier travail de compositrice, on l’a d’emblée comparée, à San Francisco, en 2000, à Wolfgang Rihm… Parmi ses dernières compositions relevons son « Concert Suite, Tuscan Sun » pour violoncelle, dont la première a eu lieu à Cortona en Italie en 2002 sous la direction de Dmitry Sitkovetsky. Mais aussi son fameux « TexaSol » solo pour violoncelle présenté pour la première fois, cette même année au One World Theatre d’Austin au Texas. Forte d’une trentaine d’œuvres composées, toujours pour violoncelles et pour orchestres, Nina Kotova nous revient en cette rentrée musicale avec un opus remarquable : « Tchaikovsky » avec le Tchaikovsky Symphony Orchestra sous la direction du chef d’orchestre Vladimir Fedoseyev.

« Tchaikovsky » : Un album intemporel

Et le CD devrait faire partie de vos incontournables si comme moi vous appréciez la belle et la grande musique classique. Laissez-moi vous en toucher un mot. La découverte de cet opus s’apparente à celle d’un nouveau parfum… D’une fragrance à la fois sobre, unique et mystérieuse. Sans vouloir vous spoiler ni vous dévoiler tous les accents et les variations célestes de cet album à posséder, je peux vous assurer qu’il va « bon train » si je puis dire. Il coule de source tout simplement et fera de votre vie quotidienne un « très grand film ». Si vos jours manquent de musique et de piment, offrez-vous le ! Le son est bien-entendu parfait, fin, foisonnant, j’oserais même dire « luxuriant ». Tchaikovsky compte, bien entendu, parmi les compositeurs les plus vénérés de Russie. Il est iconique et intemporel. Les musiciens de L’Orchestre Symphonique Tchaikovsky ont tous cette même sensibilité artistique et cette façon d’interpréter pleinement l’œuvre, celle-là même qui anime Nina Kotova et c’est probablement ce qui fait tout la différence : le petit supplément d’âme. De Pezzo capriccioso aux variations sur thème rococo, chaque morceau se décline dans une grâce à la fois grave et légère. Un petit penchant pour la Sérénade pour cordes, mon côté romantique peut-être… Une série de plages prenantes et passionnantes et cette touche de perfection aérienne mais pourtant finement aiguisée… Voici un album absolument intemporel, à découvrir de toute urgence dont je vous livre ci-dessous la tracklist.

1. Pezzo capriccioso, Op. 62 (6:24)

Variations on a Rococo Theme, Op. 33

(18:54)

2. Moderato assai quasi Andante—

Moderato semplice (2:46)

3. Variation I: Tempo della Thema (0.53)

4. Variation II: Tempo della Thema (1:25)

5. Variation III: Andante sostenuto (3:52)

6. Variation IV: Andante grazioso (1:51)

7. Variation V: Allegro moderato (3:18)

8. Variation VI: Andante (2:42)

9. Variation VII e Coda: Allegro vivo (2:04)

Serenade for Strings, Op. 48 (34:08)

10. Pezzo in forma di sonatina: Andante

non troppo—Allegro moderato (10:44)

11. Valse: Moderato—Tempo di valse (4:51)

12. Élégie: Larghetto elegiaco (10:27)

13. Finale (Tema russo): Andante—Allegro

con spirito (8:06)

Visiter le site de Nina Kotova ici

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