Nos bébés : Comment s’attachent-ils ?

Comment nos bébés apprennent-ils à nous connaître, à nous apprécier et à nous aimer ? Vous aimeriez savoir ? Je viens de lire le tout dernier ouvrage paru sur la méthode Montessori (« La pédagogie Montessori » par Brigitte Ekert chez Eyrolles Pratique) et je souhaitais vous en parler depuis un moment. Devenir parents est toujours un grand chamboulement pour les jeunes couples. Imaginez alors ce que ressent un nouveau-né lorsqu’il débarque dans notre vaste monde, un univers inconnu et parfois hostile, en passe de devenir sien… Bref, me voici encore plongée dans une lecture de « maternante », un terme que j’aurais énormément entendu autour de moi (positivement, négativement) durant ces 14 mois d’allaitement. Lorsqu’on écoute les pédiatres, les psys, les sage-femme, les grands parents etc. on entend à peu près tous les sons de cloches. Revenir aux basiques est parfois salutaire. D’où cette lecture sur les activités des petits et les lois naturelles du développement de l’enfant

Les besoins du bébé

Éduquer l’enfant dans le respect de son être demande, bien entendu, la connaissance de quelques bases…  Toute la vie du bébé est basée sur la réponse de ses parents à ses besoins, besoins qu’il ne peut satisfaire seul. Les nouveaux parents devront ainsi pouvoir répondre aux différents besoins de leur bébé en :

♦ Soignant son environnement…

♦ Lui offrant une liberté incluant celle de découverte…

♦ Respectant son rythme, ses rythmes…

♦ Veillant à la bonne adéquation des activités proposées, selon son âge…

♦ Instaurant des petits rituels rassurants car la sécurité est à la base même du lien affectif du tout petit…

Lorsque ces conditions sont réunies, l’enfant peut s’épanouir, découvrir le monde !

Pour ne pas perturber le phénomène d’attachement du bébé, les jeunes (et moins jeunes) parents doivent lui offrir un cadre où règne la confiance et, bien entendu, la bienveillance. Cela paraît tout bête mais pourtant dans de nombreux foyers c’est parfois l’excitation, l’énervement et la discorde qui reprennent le dessus après la phase bénie de la naissance… Le rôle fondamental des parents est d’arriver à repérer les besoins du bébé (et d’y répondre de façon adaptée). Alors s’installe la stabilité nécessaire à la complicité et à l’attachement. Rassurer c’est assurer l’avenir de bébé !

Le lien affectif

La qualité du lien affectif, de l’attachement durant la petite enfance déterminera la façon dont l’enfant appréhendera le monde par la suite. Ce n’est pas le nombre de liens noués qui importe mais bien la qualité du lien noué avec ses parents et sa famille. Chaque lien noué répond à un besoin exprimé par le petit. Le but de l’enfant est d’être impérieusement rassuré.

Lorsque l’enfant est rassuré, il se sent bien et se focalise naturellement avec curiosité sur le monde qui l’entoure. Il se cultive, il se laisse absorber par les activités qu’on lui propose, à hauteur de son petit temps de concentration bien-sûr. S’il ne l’est pas, être rassuré demeurera son unique but. C’est un fait : vers 10-12 mois bébé a déjà sa façon d’aimer propre ! Il est attaché à une personne en particulier, souvent sa mère, auprès de laquelle il se calme rapidement lorsqu’il souffre ou qu’il a un chagrin.

Le référant affectif

L’enfant qui a un référant affectif se développe harmonieusement physiquement et psychiquement. Si le référant n’est pas l’un de ses parents, il cherchera un autre référant dans son entourage. Le lien privilégié que développe l’enfant est le lien d’attachement. Il sert à combler deux besoins fondamentaux : le besoin de protection et le besoin d’exploration. Mais selon le cadre offert à l’enfant dès sa naissance le lien d’attachement varie énormément.

4 types d’attachement

Dans le livre « La pédagogie Montessori », Brigitte Ekert distingue 4 liens d’attachement, qui varient selon le cadre dans lequel le bébé a évolué :

L’attachement de type secure. L’enfant sait à qui faire appel selon ses besoins (une personne stable) et s’il se retrouve en difficulté il ira naturellement vers les autres pour demander de l’aide.

L’attachement de type insécure. L’enfant qui a le sentiment de ne pas être entendu lorsqu’il est en souffrance évite les autres et ne manifeste que peu ses émotions. Il est en retrait. Il se protège lui-même.

L’attachement insécure ambivalent. Les repères de l’enfant ne sont pas fiables car les réponses de ses parents à ses besoins sont trop variées. Il peut rechercher le contact mais peut autant rejeter les autres.

L’attachement insécure désorganisé. L’enfant est craintif et désorienté. Il n’a pas de réelle source de sécurité car même sa quête de sécurité peut devenir source d’angoisse…

La méthode Montessori a mis en exergue cette nécessité de rassurer le bébé dès qu’il en ressent le besoin. Un bébé rassuré est un bébé qui peut se développer, apprendre, s’intéresser sereinement à ce qui l’entoure. Le rassurer c’est assurer un attachement sain et fiable et une bonne autonomie physique et psychique. Voilà qui remet en question les éducations ultra-rigides où le parent est invité (et incité) à « laisser pleurer » son enfant, non ? J’ai apprécié cette lecture pour son aspect psychologique mais aussi pour le descriptif des activités qu’elle propose. A découvrir. Je ne vous spoile pas davantage !

Pour aller plus loin :

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