Le tableau de mes collaborations musicales

Cela me fait follement plaisir de retrouver ma petite routine créative et mes habitudes d’écriture après le grand chambardement que laisse derrière lui Noël 2017. Il me faut très peu de vacances en fait pour me remettre à l’ouvrage et être inspirée. L’an dernier, un seule nuit d’hôtel (ici) avait suffit à me ressourcer et à m’atteler à la création de ma maison d’édition (avec l’aide d’une Branding Consultant et d’une infographiste). Cette année quelques jours en famille et une virée mère-fils dans la Loire (nous avons visité Amboise et Chenonceau en habits de fêtes) m’ont permis de me reposer un peu après la sortie de mon nouveau livre et la promo de mon album Faded Wanderings qui commence à bien tourner aux USA et suit le même chemin que son grand frère Paris-Memphis.

Me voici donc dans mon « antre », mon bureau-bibliothèque sur-mesure réalisé par mon mari et où il fait bon surfer, à écouter Chet Baker, toujours sous le regard de Clark Gable et de Cammie King (explications ici), un thé « Love » à la main.

Aujourd’hui je voudrais vous parler du tableau de mes collaborations musicales et tout d’abord vous expliquer :

1°) Ce que je fais dans la musique

2°) Pourquoi je tiens un tableau inspirant de mes collaborations.

Vous vous en douter il s’agit là d’astuces de Développement personnel (je n’en suis pas auteur pour rien 😉  )

C’est parti…

Ce que je fais dans la musique

J’ai composé mes premières mélodies vers l’âge de 12 ans. Il s’agissait alors de simples lignes de piano. Elles se sont améliorées au fil du temps, de mon implication dans différents groupes quand j’étais jeune (des expériences de choriste qui n’ont jamais duré longtemps). Vers 20 ans j’ai énormément écrit que ce soit des paroles, des chorégraphies, des nouvelles etc. et j’ai gardé pas mal d’idées de mélodies en tête. Il y a 10 ans j’ai commencé à composer d’autres musiques et à faire arranger toutes celles qui étaient existantes. Cela a donné entre autre mon premier EP intitulé La Ballade d’Anissa. Mon but était surtout d’écrire pour des interprètes, de devenir « parolière ». Mais finalement dès la sortie de mon premier EP j’ai été sollicitée par des radios et dans des festivals. Le style très poétique et belles chansons romantiques dites à texte ne me convenait pas. J’aime le dynamisme, le rock, la folk, danser sur scène. Mais c’est souvent comme cela lorsqu’on débute « pour soi ». Il faut un temps d’adaptation pour se trouver et trouver son propre style. Je suis fan de Cure et de Depeche Mode mais je ne produis pas ce type de son pour autant… Puis j’ai pris 13 mois sabbatiques pour me consacrer à la production de Paris-Memphis, en France et à Los Angeles. Il est diffusé dans tous les états d »Amérique comme on dit mais aussi en France, en Belgique, en Angleterre et dans 42 autres pays, principalement en radios Indies. 3 ans après je me suis lancée dans l’album qui me ressemble pleinement : Faded Wanderings. Il est tel que je l’imaginais : un trop dans un univers imaginaire plein de collines arides, de femmes qui se meurent d’amour pour d’emblématiques amants, de souvenirs de jeunesse fanés, de « personnages » hantants comme Betty Midnight (la quadra déjanté), Henry Dean (celui qui préfère se perdre dans les collines plutôt que de s’attacher, je l’ai imaginé tel un Nick Cave à la fois cowboy et dandy), Rhett (un anglais parti chercher de l’or aux USA…)

Mais à côté de mon travail personnel foisonnant (régulièrement en plus de mes albums je sors des singles comme Dead Stars’Location, Rootsy Bluesy Camden, Traffic Jam, Low Blue Flame) et de mon travail musical avec mon mari à travers le groupe The Oengus Projekt, je travaille pour d’autres. Principalement des anglais, des américains et des canadiens. Comme je suis à la Sacem, je dépose toutes mes créations. Tout est protégé facilement, en ligne et en un clic. Une chance !

Niveau instruments j’ai un niveau basique en piano, j’en ai fait 10 ans lorsque j’étais petite et le piano m’aide surtout à composer. Je joue de l’autoharp depuis quelques années, de façon tout à fait intuitive. J’accompagne parfois des comédiens. J’ai réalisé 2 albums en voix + autoharp (Lil’Wild Ones et Solo Rider).

Il y a 12 mois ces collaborations ont commencé, par bouche à oreille, à se multiplier. Aujourd’hui j’écris environ une chanson ou une musique par semaine, parfois les deux. Je réalise également des adaptations artistiques de chansons originales de l’anglais US au français et du grec au français, ça m’arrive aussi. Depuis quelques mois on me contacte aussi pour de la voix-off (je propose de mini-tarifs car je débute en ce domaine qui est assez différent de la chanson). On me sollicite aussi pour être la voix chantée de certains logiciels pour les enfants (j’adapte très facilement mes intonations, je suis fan, comme mon fils, de Macha et Michka ! Macha c’est ma voix de petite fille idéale, j’adore !) Je chante aussi, de temps à autre, pour des publicités ou des vidéos. Et là je ne suis qu’une « ghost voice-over », mon nom n’apparait pas et je suis tout simplement payée à l’heure.

Je ne sais jamais en me levant le matin de quoi sera fait mon travail musical de la journée. C’est une surprise car je suis inscrite dans plusieurs agences d’intérim artistique et vient s’ajouter à cela le fameux bouche à oreille. Certaines semaines je travaille tous les jours pour des tarifs très variables. Pour bosser dans ce milieu mieux vaut ne pas avoir trop de prétentions niveau cachets car inutile de dire qu’il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. Beaucoup de gens, de tous les âges, rêvent d’être parolier pour des gens connus mais la réalité c’est que même en étant très bon et très artiste il est difficile de le devenir. Les chanteurs connus écrivent eux-mêmes (même s’ils sont nuls en écriture souvent) ou réclament des paroliers de renom (et là c’est facile il y en a une dizaine en France à tout casser). Le contexte fait donc que même l’interprète quasi-inconnu reçoit chaque année des dizaines d’offres de paroliers en herbe rêvant d’entrer à la Sacem par ce biais… Donc voilà je ne fais pas trop la fine bouche et j’écris parfois pour des gens avec qui je n’ai pas d’affinités artistiques. Je me contente de répondre à mon Appel (et il est multiple).

Pourquoi tenir un tableau inspirant de mes collaborations musicales ?

La musique est une activité qui tient une place primordiale dans ma vie mais dont je tire encore peu de revenus. Je touche des royalties via la Sacem de temps à autre, je touche des petits cachets pour la traduction, l’adaptation, la voix-off etc. mais rien de génial non plus. Par contre mes clients sont toujours satisfaits de mon travail et de la sensibilité artistique que je témoigne à leur projet et ce à 200% ! Je reçois des éloges dans 100% des cas. C’est sympa ! C’est gratifiant également. Autour de moi ça jase souvent : « Ah mais c’est quand qu’elle se trouve un vrai travail ? » Je n’ai pas encore bien défini ce qu’était selon les autres un « vrai travail » (je suis free-lance depuis 1999) mais rien que d’entendre ça je me dis déjà que ça doit être très chiant 😉

Du coup comme mes réalisations et mes commandes sont absolument immatérielles ey qu’on ne peut pas les voir (ce n’est pas comme si je revendais des voitures ou que je tricotais des chaussettes pour les vendre sur Etsy…) j’ai décidé de les rendre plus « visibles ». Zu moins pour moi, à but de motivation et d’encouragement. Et de façon secondaire pour les visiteurs (histoire qu’ils se la bouclent un peu et ne la ramènent pas trop en pensant que d’être artiste c’est glander toute la sainte journée…)

Cette démarche est importante pour NE PAS OUBLIER car il y a des fois où j’en arrive à occulter que j’ai collaboré à telle ou telle chanson lorsque je l’entends des mois plus tard… Pour remercier l’Univers et attirer à moi plus de commandes de chansons et de musiques, d’interventions voix-off, il me faut donc matérialiser cet acte créatif.

J’ai donc opté pour un outil créatif aussi (un peu à l’instar de la Planche à souhaits qui faisait fureur en Développement perso il y a quelques années). Certains ont un book, un CV moi j’ai opté pour le tableau inspirant !

Un marqueur, une écriture singulière, des dates, des noms de chansons, des noms de clients, l’avis du client lorsqu’il me le transmet et des petits stickers de quotes positifs et le tour est joué.

C’est une démarche que j’aime réaliser quand bébé dort et qui me rappelle un peu la joie du Sketchnoting.

Je vous laisse découvrir ma planche des collaborations menées à bien. Pour des raisons de confidentialité j’ai flouté les noms de mes clients et ceux de certains projets et entreprises (bien trop reconnaissables sans ça).

J’espère que vous trouverez cette démarche inspirante.

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